La Fin - Prologue -
Voici un texte dérivé d'un film que j'ai tourné pour un cours... Les dialogues sont à peu près les mêmes, mais, bien sûr, je ne pouvais décrire l'environnement comme il l'était vraiment à ce moment-là.
Ceci est le prologue. Il devrait y avoir 6 "chapitres", certaisn très courts, entre celui-ci et l'épilogue. Attention par contre, ce seraq assez déroutant.
Il y avait longtemps que j'avais écrit de ce genre, pardonnez-moi donc si j'ai manifestement perdu la main.
*****
Un homme était étendu, des couvertures négligemment posées sur lui, son regard fixe semblant sans vie alors que se reflétaient sur ses lunettes les rectangles multicolores de la télévision devant lui. Les yeux semblant enfoncés dans leurs orbites, les traits du visage perdus dans les vestiges d'une vie gournmande, il aurait été difficile de voir où finissait l'homme et où commençait le monument à la sédentarité.
Une femme entra dans la pièce, plus svelte, semblant plus vive que son compagnon, ce qui se reflétait aussi bien dans son visage fin et ses yeux presque nerveux que dans son corps et la manière qu'elle avait de le mettre en valeur, tout en finesse et en éclat.
Elle le regarda un instant, puis l'écran cathodique, où une histoire de triangle amoureux prennait enfin une tournure intéressante. Elle posa de nouveau ses yeux sur lui, souriant tristement puis parla doucement:
C'est la fin, souffla-t-elle.
L'homme, semblant enfin se rendre compte de la présence debut à moins de deux mètres de lui, tourna son visage vers elle et réagit pateusement, comme si son cerveau avait du mal à démarrer.
La... fin? demanda-t-il avec difficulté.
Son triste sourire ne disparut pas et elle aquiesca en silence, les mots semblant avoir du mal à traverser sa gorge. L'homme, lui, fronçait les sourcils, ne comprenant pas de quoi il était question.
Mais... de quoi? pronnonça-t-il, paraissant presque manquer de souffle.
Elle secoua la tête, sans changer d'expression, et rapprocha ses bras de sa poitrine, ses coudes dans ses mains. On pouvait sentir son malaise aussi bien dans son attitude que dans ce qu'elle disait.
Eh bien... dit-elle, hésitante. On sait pas trop... En fait... change de poste.
Fronçant les sourcils, l'homme trouvait étrange qu'elle fasse pareille demande, de quoi était-ce donc la fin pour qu'elle lui demande de changer le canal de la télévision?
Devant la coonfusion manifeste de l'homme étendu, la jeune dame baissa la tête et reprit, plus sûre d'elle:
Change de poste je te dis, ordonna-t-elle. Arrête d’écouter ce film débile et va voir ce qu’ils disent à CNN…
Il aquiesca en silence, prit la télécommande et appuya sur le plastique noir, faisant se modifier les couleurs miroitant sur ses lunettes.
Différentes émotions semblèrent passer à travers son être. Du doute d'abord, sceptique de ce qu'il observait, puis ce fut de la surprise qui traversa son visage. Finalement, on crut voir de la peur dans ses yeux alors qu'il rejettait la tête vers l'arrière.
Mais... souffla-t-il.
Avec une bienveillance malheureuse, la jeune femme hocha doucement la tête en lui répondant.
Je te l'avais dit, murmura-t-elle.
Il secoua la tête, ayant du mal à se faire à l'idée.
Comme ça? demanda-t-il. Ben non...
Elle aquiesca encore puis s'éloigna légèrement de lui.
Et, toujours, l'homme gardait ses yeux porcins fixés sur l'écran.
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