27 décembre 2006

Deal or No Intelligence?

Hier j'ai vu quelques minutes d'une émission tout simplement formidablement épaisse.

Vous vous souvenez de l'émission "Who Wants To Be A Millionaire"?

Eh bien, "Deal Or No Deal", l'une des émissions les plus en vogue actuellement, c'est à peu près la même chose mais sans le côté intellectuel.

Ne reste que le stress, prennant et tordant les trippes, la douleur du choix à faire, à savoir si la personne au centre de la scène garde l'argent amassé ou décide de prendre une chance pour augmenter sa cagnotte.

Et on regarde ça, un peu de bave au coin de la bouche, pendant une heure.

Moi et plusieurs autres avons difficilement tenu plus de 10 minutes, tant le concept, aussi crétin qu'il l'est, nous écoeurait totalement.

Plusieurs émissions (voire la majorité) ont quelque chose d'informatif, jouent avec l'imaginaire, divertissent en nous emportant dans l'iréel, nous pousse à certaines réflexions... mais ça? Rien qu'une boule de stress, quelque chose qui poussent à la crise de nerfs dans l'attente... PA-SSIO-NNANT.

Que sommes-nous devenus pour que cette chose satisfasse autant? Où est la grandeur, où est la merveille, où est la connaissance?

Petit monde...

26 décembre 2006

Avance, pense, oublie, choisis

Avance vers la lumière, lancinante et tourbillonante, va vers la pureté au centre de la saleté, va vers ce trou béant dans ce voile de noirceur, il n'attend que toi.

Pense au monde de possibilité, pense aux merveilles qui t'attendent, la douceur de la peau caressante de l'être que tu aimeras alors, la beauté des milliers de soleil de ta vie projetant des millions de couleurs chatoyantes à l'horizon, le bonheur simple d'un matin jaune pâle et frais où l'on est emmitouflé, la joie de l'accomplissement final de ce pour quoi tu t'es battu.

Oublie le monde de souffrances, oublie les horreurs qui passeront et repasseront, oublie les tristesses des amours perdus, la terreur glacée de la nuit noire et froide où l'on ne connaît rien, l'atrocité rongeante de la mort certaine qui va et vient partout, le combat acharné contre les autres qui désirent les mêmes choses que toi.

Choisis... Choisis ce par quoi tu veux passer, les malheurs qu'impliquent tes bonheurs, choisis et assume ce que tu auras pris, car une fois que tu as avancé, ne recule plus, fonce, cours, vole vers tes choix.

Moi, je ne veux que ton bonheur, alors je te laisse faire le reste.

24 décembre 2006

Bonjour, je me présente, joueur,

Bonjour, je me présente.
Je suis Pierre.
Je suis Gabriel.
Je suis Jean.
Je suis William.
Je suis Joseph K.

Je suis ce que vous désirez que je sois pour vous mettre à l'aise. Un extroverti pour vous divertir, un introverti pour vous conforter, un intellectuel pour vous faire réflcéchir, un imbécile pour que vous n'ayez pas à le faire. Charmeur ou gêné, chaleureux ou froid, immature ou sage, impulsif ou réfléchi, cérateur ou interprête, je suis tout ce que vous voulez que je sois.

Une pâte maléable entre vos doigts habiles, je serai, le temps d'un instant, ce que vous voulez que je sois.

Je suis un acteur, un joueur, un danseur de personalités.

Une seule chose me trahit: je ne joue que lorsque je suis heureux.

Les cours sont finis, le stress s'évapore pour mieux se condenser et me retomber dessus dans quelques semaines. Je peux donc jouer, m'amuser et vous amuser.

Allons mes amis que je ne connais pas encore, jouons!

22 décembre 2006

Malhonnêteté et bien-être

Imbécile heureux.

La stupidité vient de la méconnaissance, avec l'intelligence vient la connaissance et avec la connaissance vient nécessairement la connaissance des mauvaises choses qui contrebalancera la connaissance des bonnes choses puisque les mauvaises choses ont toujours plus d'importance (Se souviendra-t-on plus de l'homme qui tua 10 êtres humains ou de la femme qui en enfanta autant? Créer la vie est-il moins important que de la détruire?).

Comment alors être heureux? On doit nier, entrer dans un déni de certaines choses, les plus horribles, afin d'être heureux. C'est lâche, c'est facile, mais ça nous garde intact dans notre intégralité psychologique, notre cerveau s'occupe très bien à notre place de choisir ce que nous devons retenir.

Et dans les instants où tout nous frappe, où tout s'impose à nous, où notre cerveau ne peut faire passer ces évènements à un niveau inconscient, il faut choisir. Se morfondre en sachant ou penser et passer à autre chose.

Alors que choisir? Honnêteté ou bonheur?

21 décembre 2006

Smells Like Nirvana

Faché comme j'étais il n'y a pas longtemps, je me suis mis à écouter du Nirvana.



Et ça n'a pas pris beaucoup de temps avant que je ne me mette à écouter une parodie de Nirvana




Merci donc à Kurt Cobain et "Weird Al" Yankovic pour ces beaux moments.

Pour ceux qui ne connaissent pas "Weird Al", quelques-uns de ses travaux plus actuels:

You're Pitiful (Parodie de James Blunt)

White & Nerdy (Parodie de Chamillionaire)

18 décembre 2006

Crooked

I'm Crooked
There's no way denying it
It's as if a neon lit
Despite all that I fought

Rising from eyes
Are not pitiful cries
They're my anger
My blood, deathbringer

Black holes next to my nose
Two lines of blood under it
Don't come, don't come that close
Only thing I think about is to hit

In the End, depite of my rage
I'm still just a rat in a cage
Would be easy to release me
But I tell you: you don't want to see

I turn around without any light
Everything I scratch, I bite
It's sane, I think
That way I don't sink

***

Yeah, crooked and written awfully, I know. But forgive me, I didn't have any sleep in thirty hours.

Good night.

16 décembre 2006

Et si.

Des millions d'images me traversent l'esprit. Des millions de sons. Des millions d'odeurs et de goûts. Des millions de textures.

Ce qu'elles sont, c'est mon futur. Je me les passe et les repasse sans cesse dans la tête, avec les vies qui les accompagnent.

Et si... Et si... Et si...

J'entends un "Papaaa!" lancé par ma fille qui sort d'un autobus, je ressens l'adrénaline d'un soir de première, je perçois à peine les alentours d'une ruelle après une over-dose, je goute la peau de ma femme que j'aurai rencontré comme dans un rêve, je ne veux plus voir ce cubicule et cette maison vide, je sens l'odeur d'un cerisier en fleurs de mon bureau, je serre une main importante tendue devant moi, je trouve ma vie sensationelle, je trouve ma vie méprisable, je suis beau, je suis laid, je suis entouré, je suis seul, je suis intelligent, je suis un imbécile, on se souviendra de moi, on m'oubliera.

Je ne vis pas dans le présent. Je vis dans le futur. Ma vie n'est pas, ma vie sera. Je ne suis pas, je serai. Mais je ne sais pas ce que je serai. Mais l'espoir fait vivre.

Et c'est d'un pathétisme. Mais bientôt, je me dis, bientôt...

Et si... c'était ainsi pour tout être humain?

12 décembre 2006

Listes de films

Bon, j'ai décidé de mettre quelques-uns de mes films préférés dans une petite liste, que vous pouviez vous faire une idée de ce qui m'a marqué! (Et peut-être vous aider à faire des choix vous-même)

Clockwork Orange: Pour le questionnement, pour la grandeur de l'ultra-violence, pour ce qui est probablement la meilleure réalisation que j'aie jamais vu.
Dr Strangelove or: How I Learned To Stop Worrying And Lobve The Bomb: Pour la réalité.
Fight Club: Pour le scénario, pour la grandeur, pour les citations cultes. Mais pas parce que mon père m'a dit la fin.
Forrest Gump: Pour la grandeur de l'absurdité innocente.
Hero: Pour la beauté, tout simplement. Pour la poésie aussi.
Pulp Fiction: Pour la découverte d'un monde, pour la réalisation, pour la folie.
Sleepy Hollow: Pour l'ambiance magistrale, pour Burton dans ce que j'ai vu de meilleur pour ce type de film.

Films que je devrais voir bientôt mais que je crois que j'aimerais:
Apocalypse Now: Pour l'horreur de la guerre.
Closer: Pour le désillusionnement de l'amour.
Eternal Sunshine of the Spotless Mind: Pour le concept.
Finding Neverland: Pour être le spectateur de la création d'un monde d'où les enfants ne veulent plus ressortir.
House of Flying Daggers: Pour la grandeur des films de cette région du monde.
Million Dollar Baby: Pour la grandeur d'un réalisateur par qui tout est passé.
Se7en: Pour le même réalisateur que Fight Club, parce qu'à chaque fois que j'ai dit que j'avais acheté le film (10$ pour un DVD neuf, quand même cool), on m'a dit "Ah! La fin!"
Sen to Chihiro no kamikakushi, Mononoke-hime, Hauru no ugoku shiro: Pour le merveilleux, pour Miyasaki.

Je suis sûr qu'il y en a d'autres, mais pour l'instant c'est seulement à eux que je pense.

10 décembre 2006

L'adresse du blog

À lire "Perfect Drug, Mad World", mais qu'est-ce que c'est? Deux chansons, l'une de Nine Inch Nails, l'autre de Tears for Fears.

Au départ, quand j'ai voulu commencer un blog, je voulais mettre comme titre une chanson (pour les gens de mon âge, la musique prend très souvent une grande importance comparé aux autres arts), après que j'aie vu que plusieurs titres de chansons qui représentaient ce que je voulais évoquer étaient déjà pris (Walk Unafraid, Idiotheque, I Am The Walrus, King of Pain, etc.) j'ai décidé de faire une combinaison de deux chansons que j'ai dû écouter au moins deux-cent fois chacune.

La signification que je donne à la combinaison des deux titres, assez simple, est que l'influence de différentes institutions, que je ne nommerai pas, et qui provoquent presque tous une dépendance chez les individus, ce qui résulte en un univers incompréhensible.

Sur ce, je vous laisse avec les paroles des deux chansons. Perfect Drug est un monologue d'un être amoureux (probablement trop) tandis que Mad World est le constat d'un monde fou, surtout par rapport aux enfants.

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The Perfect Drug
Nine Inch Nails


I got my head, but my head is unraveling
Cant keep control, cant keep track of where its traveling
I got my heart but my heart is no good
And youre the only one thats understood

I come along but I dont know where youre taking me
I shouldnt go but youre reaching back and shaking me
Turn off the sun, pull the stars from the sky
The more I give to you, the more I die

And I want you (x4)

You are the perfect drug, the perfect drug, the perfect drug (x2)

You make me hard, when I'm all soft inside
I see the truth, when I'm all stupid eyed
The arrow goes straight through my heart
Without you everything just falls apart
My blood wants to say hello to you
My feelings want to get inside of you
My soul is so afraid to realize
Every little word is a lack of me
And I want you (x4)

You are the perfect drug, the perfect drug, the perfect drug (x8)
You are the perfect drug, the drug, the perfect drug

Take me, with you (x3)

Without you, without you everything falls apart
Without you, its not as much fun to pick up the pieces
Without you, without you everything falls apart
Without you, its not as much fun to pick up the pieces

Its not as much fun to pick up the pieces
Its not as much fun to pick up the pieces
Without you, without you everything falls apart
Without you, its not as much fun to pick up the pieces

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Mad World
Tears for Fears

All around me are familiar faces
Worn out places, worn out faces
Bright and early for their daily races
Going nowhere, going nowhere

And their tears are filling up their glasses
No expression, no expression
Hide my head I want to drown my sorrow
No tomorrow, no tomorrow

And I find it kind of funny
I find it kind of sad
The dreams in which I'm dying
Are the best I've ever had
I find it hard to tell you
'Cos I find it hard to take
When people run in circles
It's a very, very Mad World

Children waiting for the day they feel good
Happy Birthday, Happy Birthday
Made to feel the way that every child should
Sit and listen, sit and listen

Went to school and I was very nervous
No one knew me, no one knew me
Hello teacher tell me what's my lesson
Look right through me, look right through me

04 décembre 2006

Se battre

Je me bats pour sortir de ma matrice, souffler mon premier souffle, pour crier mon premier cri...

Mon coeur bat.

Je me bats pour me faire une place dans la famille, je me bats pour ne pas qu'on oublie l'enfant trop tranquille.

Mon coeur bat.

Je me bats pour être aimé de mes jeunes amis, je me bats dans nos jeux, je me bats dans mes colères.

Mon coeur bat.

Je me bats pour avoir les meilleures notes, me bats contre mon propre cerveau trop lent, me bats contre la marque du crayon rouge sur mon travail acharné.

Mon coeur bat.

Je me bats pour mon premier amour, me bat contre mes sentiments pour cette personne, me bats contre les autres qui auraient eu la même idée, me bats contre ceux en qui je ne fais pas confiance, moi en premier.

Mon coeur bat.

Je me bats pour assurer que je reste là où je suis, me bats contre mon patron,sinon monter, me bats contre les autres qui veulent la même chose que moi.

Mon coeur bat.

Je me bats pour mes enfants, qui veulent prendre trop de place, me bats contre ce qui est en eux et qui ravage tout sur leur passage, me bats pour qu'ils fassent comme moi.

Mon coeur bat.

Je me bats pour qu'on se souvienne de moi, me bats pour mon Oeuvre finale, me bats contre ceux qui voudraient la même chose.

Mou coeur bat.

Je me bats pour ma survie, me bats contre ma fin, me bats contre ce qui veut mettre fin à ma vie.

Mon coeur ne bat plus.

Pourquoi et pour quoi me suis-je battu toute ma vie?

Tiens... mini-bilan

Cela fait maintenant un mois et des poussières que ce blog est en ligne.

Il est quelque part aburde de commémorer pareil évènement. C'est d'abord tout simplement inutile et cela montre de plus que j'ai assez de temps à perdre pour me rappeller que cela fait un mois depuis hier.

Ceci est, je crois, mon 14e message. 14 en un mois, soit un message par 2 jours et des poussières. Je ne sais pas si cela est bon ou mauvais. Je ne me compare pas. Et même si je le ferais, je me demanderais si c'est bien de n'avoir rien à dire dans le cas ou c'est peu comme statistique ou si c'est bien de tellement écrire qu'une véritable opinion exprimée ne ferait plus de sens tellement elles s'empilent.

Mes visiteurs ne doivent pas dépasser ça non plus, 14. Peu importe, je lui ferai bien de la publicité un jour ou l'autre à mon blog.

Au tout début, je me disais que je voudrais écrire un message par jour avec une thématique différente pour chaque jour de la semaine. Difficilement réalisable et je serais vite tombé, je crois, dans une sale répétivitététététété monotoooooooooooooone.

Longue vie à ce bout de 0 et de de 1 caché quelque part dans les bases de données de Google.

02 décembre 2006

Vers la perfection de l'être

Voici un texte que j'ai écrit il y aura deux ans dans moins de 10 jours... Je m'en suis souvenu tout à l'heure et m'attendais à quelque chose de débile, comme cela arrive si souvent avec les gens de cet âge, mais j'y ai vu la même volonté que j'ai déjà eu de changer et de m'améliorer. Je me suis amélioré depuis, je le sais, mais le chemin est infini...

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Je n'ai pas envie de rester ce que je suis... je me sens trop imparfait, trop carré...trop loin de l'idéal que je me suis fixé... trop loin de ce cercle que je voudrais tant atteindre... je me surprend trop souvent à porter des jugements, signe de mon intolérance, signe que j'ai besoin d'être purifié, je m'efforce donc de supprimer ces jugements, mais je n'y arrive pas... je suis un salaud et je le sais... on pourrait dire que j'ai déjà fait un pas en le sachant et en l'affirmant, mais ce n'est qu'un substitut, ce n'est pas réel, il faut arrêter de se le cacher: porter une telle attitude n'est que pour encourager, dire qu'on a déjà fait un pas, mais certains se complairaient de ce pas "accompli", alors ils s'arrêtent, là, ne cherchant pas à éliminer ce mal qui les ronge... ne cherchant pas à chercher la perfection de leurs âmes... se disant: Je suis comme je suis et rien ne peux y changer... mais rien n'est plus faux! Psychologiquement comme physiquement, spirituellement, culturellement etc., en s'accrochant, en avançant, pas à pas, on peut arriver à un stade où on pourra enfin dire: Je suis comme je suis et rien ne peux y changer. Je compte le faire, je n'y arriverai pas, mais il est beau de vouloir se dépasser.

Que sera sera

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Peu avant j'avais écrit un texte très "emo" (Je ne connaissais absolument pa ce mouvement à l'èpoque), peut-être que je le mettrai. Mais si le texte que je viens de vous envoyer est bien vrai encore aujourd'hui, celui-là... Enfin, j'y penserai