22 novembre 2008

De l'Art et de la Science en moi

Dans tout ce que j'ai jamais créé, il se peut très bien que j'aie été contradictoire. Je dirais même plus que c'est une réalité plutôt qu'une possibilité. Je change. Mes idées aussi. J'imagine, du moins. J'ai en tout cas l'impression, en relisant tous les messages de ce blog, dans cet antre de mes créations trop souvent oublié(es), qu'au moins mon verbe s'est bien affaibli. Loin de moi ces pirouettes vertigineuses à travers la Langue alors que je me voyais encore comme un artiste en devenir.

Mais voilà, je ne suis pas un artiste, mais un scientifique. Du moins, c'est là ma prétention: je veux devenir sociologue, être un de ces hommes qui voit les fils reliant les éléments de société entre eux partout où ils vont, qui peuvent atteindre, tirer, couper, s'ils en ont envie, un de ces fils de marionnettes.

Il me faut me séparer de ce moi qui se voulait futur, de cet artiste qui ne sortira probablement jamais de son cocon dodu. Cet arc-en-ciel de mois, tous ces persona qui veulent s'exprimer sans pouvoir, il faudra en faire un être quasi-monochrome si je veux atteindre ce que je vise. D'une tristesse incommensurable, il faudra (et je le fais déjà bien amplement) que je me restreigne dans mes êtres.

Peut-être arriverais-je à exprimer toutes mes cartes dans l'avenir, c'est là une chose que je convoite avec franchise, mais de là à savoir si cela se réalisera réellement, il y a tout un monde.

En attendant, il y a un projet de journal pour l'association de Sociologie de l'Université de Montréal, et on m'a déjà demandé d'y participer (enfin, c'est une bonne amie qui m'a demandé entre deux bières, on verra bien ce que ça donne). Peut-être que l'artiste en moi s'y amusera.

Gutten tag.

G.

06 janvier 2008

Défaisons le vide

Wow... ça fait plus de six mois que j'ai mis quelque chose ici. Peut-être un mal, peut-être un bien. Quoiqu'il en soit je trouve magnifiques certains textes que j'ai publié ici. (J'ai l'impression de m'adresser à un autre auteur tellement ces textes me semblent maintenant loin de moi et de mes capacités d'écriture).

Alllez, tentons.

La nouveauté. Oui, comme ça, en pensant à quelque chose de nouveau que je pourrais écrire, pourquoi ne pas me concentrer sur ce concept en lui-même. Pourquoi chercher la novueauté? Quel est l'attrait de la nouveauté? Les conservateurs (je ne parle pas nécessairement d'un point de vue social ou économique (y mettre d'ailleurs ceux voulant rester dans un état à gauche), ça peut aussi inclure ceux qui prennent toujours la même marque de soupe de 50 ans par exemple) ...

Non, ça n'arrivera à rien. Rien de neuf, aucune vision révolutionnaire (si tant est qu'une autre e mes visions l'était... au moins ça m'aidait à asseoir mes idées même si j'en ai ensuite trop oublié), rien de divinement voloptueux dans la forme. Je mets Stairway to Heaven, historie de m'inspirer un brin, et je tape doucement sur les touches, que je caresse presque tant je ne veux rien brusquer, surtout dans mes idées.

Un vide-tête. C'est ce à quoi me fait penser un blog, une feuille blanche sur laquelle on écrit nos pensées. Ça fait un bien fou. On décharge ce qui nous vient en tête, parfois platement, parfois comme dans un grand discours, où on affirme nos intentions en les répétant sans arrêt parce que notre tête n'arrive pas à penser à quoique ce soit d'autre, comme cet homme, Andrew si je me rappelle bien, que j'avais rencontré en cour de mathématique et avec qui j'avais échangé quelque texte. Parfois, c'est de beaux poèmes lyriques, des envolées magnifiques à travers des nuages de mots duveteux et scintillants, qui nous donnent l'impression d'être un oiseau divin au milieu d'un bonheur de beauté et de magie. Parfois, c'est purement n'importe quoi, comme ce message que j'ai lu d'une amie dans lequel elle décrivait ce qui lui passait par la tête, mais qui nous donne une autre perspective, très mignonne dans son cas, mais qui peut faire mal aux yeux si on n'est pas prêt à entrer dans cet uni(que)/(vers).

On se vide la tête, un sentiment de bien-être nous envahit, comme ici, alors qu'en me forçant, tel que je le faisais en parlant de novueauté, ne vient que la frustration d'un travail plutôt qu'un simple plaisir à voguer et divaguer.

J'ai bien aimé écrire cela. Peut-être réécrirai-je bientôt. Ce serait cool.

19 mai 2007

L'auto-satire, le remède sociétaire

C'est hier, en regardant un épisode traduit (vilain garçon) des Boondocks, que j'ai réalisé que certains penchants de ma propre vie étaient simplement déplorables:



puis



Vous verrez de qui je parle en le voyant. Personnage mineur mais important pour moi.

Dewey, Dewey... un hippie en vouloir, un garçon qui se rebelle en écrivant des poèmes sentant le renfermé, un beau miroir à certains de mes penchants.

Le problème étant, décrivant des problèmes de société, comment me grandir assez pour avoir une influence? À méditer, à méditer...

***

Tout ça pour dire que la saine satire est probablement le meilleur moyen de revenir sur soi, de s'analyser et de voir en quoi on peut s'améliorer... Le problème est de trouver sa propre satyre... Et c'est là qu'entre le créateur, qui peut être vous, et qui va le créer ce déclic. Si vous vous en sentez capable, d'y aller avec subtilité, de toujours n'attaquer que vos propres mauvais penchants et pas ceux des autres, d'y aller avec force mais humour, vous créerez quelque chose d'important. Vous saurez qu'en société, les uns et les autres se ressemblent plus souvent qu'autrement: en créant quelque chose sur vous, vous rejoindrez plus de personnes que vous ne croyez.

Allez, bonne satire.

03 mai 2007

Petit vidéo-clip

Ça fait un moment que je connais la chanson (par contre, ce n'est probablement pas votre cas), mais je vienx juste d'aller voir le clip sur youtube...

C'est vraiment bon, enjoy!

12 avril 2007

Une réflexion kafkaienne de l'Art

Ich glaube, man sollte überhaupt nur solche Bücher lesen, die einen beißen und stechen. Wenn das Buch, das wir lesen, uns nicht mit einem Faustschlag auf den Schädel weckt, wozu lesen wir dann das Buch? Damit es uns glücklich macht, wie Du schreibst? Mein Gott, glücklich wären wir eben auch, wenn wir keine Bücher hätten, und solche Bücher, die uns glücklich machen, könnten wir zur Not selber schreiben. Wir brauchen aber die Bücher, die auf uns wirken wie ein Unglück, das uns sehr schmerzt, wie der Tod eines, den wir lieber hatten als uns, wie wenn wir in Wälder verstoßen würden, von allen Menschen weg, wie ein Selbstmord, ein Buch muß die Axt sein für das gefrorene Meer in uns. Das glaube ich.

- Franz Kafka

Autrement dit, un livre devrait toujours faire mal, confronter, un coup à la tête, comme la mort tragique d'un être chéri, être souffrance, comme un suicide. Pourquoi prendre la peine de lire sinon?

C'est bien sûr extrêmiste comme façon de penser, mais je crois, un peu comme lui, qu'une oeuvre ne devrait pas ne pas avoir pas de fond, ne pas avoir une véritable réflexion, pas comme certains livres où la seule réflexion qu'on pourrait faire est "Que voulait-il dire?", mais plutôt "En quoi est-ce que cela me correspond-t-il?" "Puis-je et, si oui, comment puis-je m'extirper de tout ça, améliorer les choses?".

L'Artiste a entre ses mains une créature qui rejoindra des milliers, voire des millions de personnes. Cette créature doit être belle, qu'elle reste une oeuvre artistique. Mais le devoir de l'artiste envers la société qui le nourrit est d'méliorer celle-ci. Ainsi, les plus grands Artistes sont ceux qui joignent à un univers et à une forme ficelés une brique du pavée d'une voie vers un monde meilleur.

Enfin, je suis depuis un peu plus d'un an dans une phase quelque peu existentialiste donc il faut me pardonner.

26 mars 2007

Le peuple a parlé

Le peuple a parlé, et même si on a du mal à y croire, ce qui était il y a 4 ans le parti le plus important est maintenant un tiers parti. Celui qui annonçait un pays du Québec est maintenant un tiers parti.

Une étrangeté est l'opposition officielle.

Le gouvernement a perdu sa tête.

Vous savez... j'aurais voulu que Dumont gagne. Cette volonté de changement qu'il demandait, elle aurait été encadrée par les deux autres partis, il aurait dû s'y plier et ne rien faire de trop imbécile dans les changements qu'il préconisait. Ça aurait été pour le bien du Québec. Mais les Libéraux ne proposeront rien ou presque.
Aussi, avec l'ADQ au pouvoir, son... hum... manque d'expérience aurait été pleinement manifeste, pour notre plus grand plaisir.


Enfin...

Toute l'accumulation de stress de ce dernier mois m'est venue à la tête; j'ai une horrible migraine.

J'en ai assez, je veux dormir. Sans m'arrêter. Mais mon souhait ne se réalisera pas.

Bonne nuit.

Mais avant: les Simpsons.

25 mars 2007

, hier j'ai...

entrevu, rien que 3 secondes, rien qu'une coupe de cheveux sous-monté d'un visage inconnu. Juste assez pour que je souvienne, car...

senti mon corps chavirer, mon coeur venir au bout de mes lèvres, mon estmac se retourner pour vomir sur le muscle amoureux et meurtri seulement par le souvenir. Car...

voulu oublier. L'oublier. Oublier son visage, son sourire, sa voix, son parfum. Oublier car cela me serrait le coeur jusqu'à l'implosion, car...

tout retenu, souffert encore une fois de cet affreux sentiment de vide qui semble aspirer mes trippes dans un wormhole parce que je ne me trouverai jamais assez bien pour quelqu'un comme elle alors que j'ai l'horrible impression que je comparerai n'importe quelle relation dans le futur à elle alors que je n'ai jamais réussi, même après y avoir pensé de toutes mes forces pour enfin lui enlever ce visage divinisé, lui trouver un seul défaut.

Car hier, j'ai aimé.

22 mars 2007

L'absurde discours

Il va souffrir s’il fait ça
Peu m’importe.
Il va se tuer s’il fait ça
Peu j’insupporte.

Être supposément responsabilisé,
Dans situations multiversifiées
Pourtant incapable de raison
Ce qui part, une imperfection

Je ne perdrai pas mon temps à aider un incapable
J’ai tellement mieux à faire,
Car je n’ai rien à faire.

-

Je suis mon emploi.
Je suis mon chiffre d’affaire.
Je suis mes meubles.

Si j’en donne aux autres, je perds ce que je suis.

Car je suis un emploi.
Car je suis un chiffre d’affaire.
Car je suis un meuble.

Mais avant tout je ne suis pas un autre

-

S’il crie, s’il pleure, s’il agonise, je ne battrai pas un cil

Fut-il enfant, fut-il père, fut-il roi, agir serait futile

M’horrifie l’ignare, m’horrifie le paresseux, m’horrifie l’inutile, heureux de ce que la mort y fit.

-

C’est smithien de le laisser faire.
C’est nietzschéen.
C’est darwinien.
C’est cartésien.
Intelligent, l’on laisse faire
Ce n’est pas de ma faute, s’il ne comprend pas
Que ce sont les grands penseurs qui l’ont fait pour moi

-

Et de toute façon, il y a tellement plus à plaindre.
Il n’est pas concentré, un travailleur libre, un homme de droit
Moi je l’ai été, le suis, le serai, dans l’éternité

13 mars 2007

Foule sentimentale

Aujourd'hui, subitement me sont venus les mots d'Alain Souchon, peut-être à cause du débat entre les candidats

On a parfois envie de se sortir de tout cela, de s'extraire du matérialisme, de sombrer dans l'idéalisme pour être heureux, tout simplement, voir la vie en rose. On retombera dans le pragmatisme, le terre-à-terre, le désillusionnement, ou, pour résumer, la vérité, bien trop rapidement.

Si vous avez la chanson, mettez-la, sinon allez la chercher d'une façon ou d'une autre... Et laissez-vous emporter, rien qu'un instant, dans le flot d'une foule d'hyppies...

Oh la la la vie en rose
Le rose qu'on nous propose
D'avoir les quantités d'choses
Qui donnent envie d'autre chose
Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c'est d'avoir
De l'avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires car

Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle

Il se dégage
De ces cartons d'emballage
Des gens lavés, hors d'usage
Et tristes et sans aucun avantage
On nous inflige
Des désirs qui nous affligent
On nous prend faut pas déconner dès qu'on est né
Pour des cons alors qu'on est
Des

Foules sentimentales
Avec soif d'idéal
Attirées par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle

On nous Claudia Schieffer
On nous Paul-Loup Sulitzer
Oh le mal qu'on peut nous faire
Et qui ravagea la moukère
Du ciel dévale
Un désir qui nous emballe
Pour demain nos enfants pâles
Un mieux, un rêve, un cheval

Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle

04 mars 2007

El laberinto del fauno

J'ai vu il y a quelques semaines un film au cinéma, son titre original est celui de cet article, celui en français est "Le Labyrinthe de Pan" et celui en anglais "Pan's Labyrinth".

Pourquoi vous en parler seulement maintenant? C'est que je viens tout juste de m'en rendre compte: ce que j'ai vu de ce film, ce que j'y ai admiré (car c'est probablement, en mon sens, un des meilleurs films sortis depuis des années) est ce que j'attendais il y a quelques temps des films de Tim Burton, qui n'a jamais, selon moi, assez osé dans ses productions pour être réellement intéressant comme réalisateur.

Car dans le labyrinthe, on y trouve de tout. Perdus comme une jeune fille, orpheline de père, dans une Espagne franquiste à peine sortie de la guerre civile, parallèlement à D-Day, qui se retrouve avec un beau-père cruel, froid et officier franquiste. Se perdant dans ses contes, la jeune fille veut sortir de ces horreurs, de la maladie de sa mère enceinte, de la réalité qui s'abbat cruellement sur elle à mesure qu'elle voit la cruauté autour d'elle. Son souhait se réalise alors grâce à une créature mythique: un faune, lui disant ce que toute petite fille rêve d'entendre... Jeune fille amatrices de contes de fée devenues grandes, vous devinez de quoi je parle n'est-ce pas?

C'est donc à travers le mix étrange, mais divin, d'horreur et de merveilleux, que je crois avoir vu l'apogée du film "gothique". Pas comme un gentil "Corpse Bride" ou "Nightmare Before Christmas", mais sanguinolant comme peut l'être un film avec une guerre en trame de fond.

Un conte de fées pour treize ans et plus, et pour cause.

Sautez-y, j'ai adoré.

9.5/10