29 janvier 2007

L'Art est une boîte

Selon moi, l'Art est une boîte.

Elle est agrémentée par le créateur d'une esthétique particulière. Des gravures à sa surface, des images, des textures, des couleurs etc. s'y retrouvent ainsi, agrémentant l'objet. Parfois, une boîte ne servira qu'à se faire regarder sans rien n'y renfermer.

Il y a de meilleurs ébénistes que d'autres.

Là est la technique.


Elle est remplie par le créateur d'éléments particuliers. Des objets de toute sortes s'y trouvent, des navires, des larmes, des ciels ensoleillés, des coeurs brisés, du sang, des rires, des triangles, etc.. Parfois, il n'y aura qu'une vulgaire boîte de carton pour renfermer des trésors.

Il y a de meilleurs collectionneurs que d'autres.

Là est l'imagination.


Et si l'artiste est soit un assez bon ébéniste ou un assez bon collectionneur, il pourra trafiquer sa boîte pour que soient cacher derrière ses objets, ou mieux encore, dans un double fond. Toute la boîte ne servira alors qu'à dissimuler des sens. Des rébellions, des sermons, de l'espoir, des idées, des moyens, des revendications, etc. s'y retrouvent cachés. Parfois, une vulgaire boîte apparamment vide renfermera, caché tout au fond, un message puissant.

Il y a de meilleurs dissimulateurs que d'autres.

Là est l'astuce.

****

Je sens que j'utiliserai l'analaogie de la boîte dans un futur texte...

21 janvier 2007

Petite pensée.

Je marchais sur une route entourée de champs couverts de neige poudreuse. Un vente soufflait sur la blancheur environnante et lançait des trainées sur l'asphalte grise. À ce moment-là m'est venu une merveilleuse pensée:

Tout cela, c'est comme si Dieu avait échappé son sac de coke sur la Terre.
Mais que tout ce que je pouvais sniffer, c'était ma propre morve.

Constat? Comme ce que j'ai pris qui se rapprochait le plus de la coke, c'est du "Coca-Cola Classic", je dirai que "99 francs" laisse des séquelles. Et que le froid affecte effectivement les facultés cognitives.

À tous ceux susceptibles de lire ceci, je finirai avec cette petite pensée: Toute la dope que vous ne prendrez jamais n'atteindra jamais la grandeur de ce que votre esprit peut sniffer en étant dans la nature.

15 janvier 2007

Un message d'espoir...

Bon visionnement.

Vous savez, je viens de finir 99 francs de Beigbeder, mais cette vidéo arrive à peine à faire contre-poids ce que je viens de lire.

Car je me dis, et je pense ne pas être le seul, que tous ces messages, "Give Peace A Chance" et tout le Flower Power, Live Aid & Live 8, (voyez où ma culture s'arrête: rien que de la musique...) (ouh, mais soubre-saut de culture:), les messages des Papes et Dalaï-Lama, Martin Luther King, etc., n'ont pas vraiment réussi ce à quoi ils aspiraient: Paix, Amour et tout ce qui va avec... Enfin...

En conclusion, un bon message, mais... rien de bien significatif. Dommage, parce que c'est bien touchant.

De toute façon, vous comme moi l'oublierons dans moins d'une semaine... Soubre-sauts de mémoire, parfois, mais rapidement chassés. Un peu comme mon périple à un certain forum... Enfin...

Pourquoi ai-je fini mes deux paragraphes par un "Enfin..."? Je crois que je suis lasse... Mais non, n'ayez pas peur: se rendre compte de sa lassitude pousse à se révolter contre celle-ci.

07 janvier 2007

La marche dans le désert,

Un Désert vivant, un vide plein, un ennui nomade, un grain de sable savoureux.

L'homme avance et goutte le sable du bout des doigts. Le sable d'une plage, il le voudrait, mais l'Oasis n'y est pas. Il s'attarde puis continue son avancée, plonge à nouveau ses mains dans le sable et en extirpe des millions de grains qu'il glisse doucement dans son oesophage et le long de sa gorge. Du vin, du poulet, du chocolat... Il les imagine et les aime.

Il garde les yeux baissés, apperçoit parfois des formes familières dans les chemins qu'a pris le sable sous le vent, plonge vers elle en les défaisant. Et il répète toujours, n'arrivant pas à se contenter de regarder sans détruire.

Il voudrait que tout soit là. Il les sait de l'autre côté, il les sait au boût de la traversée, mais il préfère s'attarder sur ses mirages imaginaires.

Si seulement il levait les yeux.

Si seulement il voyait qu'il fait partie de la Caravane. Mais aucun ne lève les yeux, aucun ne se rend compte de ce qu'il y a autour d'eux.

Un Désert vivant, un vide plein, un ennui nomade, un grain de sable savoureux.

Tous seuls ensembles.

02 janvier 2007

Sic Transit Gloria Mundi

La dernière que j'y étais entré, après une nuit mouvementée, je m'étais dit que je devrais voir cet endroit d'une autre façon, voir ce qui s'y cachait de bon, oublier ce qui s'y cache de mauvais et enfin y passer un bon moment.

Mais rien n'avait changé.

Je passai entre les tables supportant êtres déchéants et sources de leurs déchéances, ne m'attardant pas à chaque être qui s'empilaient et se dissolvaient dans ma mémoire le temps d'un battement de mon coeur fatigué.

Nouveau management, je ne l'aime pas. Je n'aimais pas l'ancien. Je n'aimais pas le précédent. Je ne sais pas si j'aimerai le prochain, mais je le ferai arriver le plus vite possible. J'ai toujours fait tout ce que je pouvais pour qu'il y ait un roulement dans l'administration de l'endroit, pensant à chaque fois que le prochain serait le bon.

Je m'assois en commandant un Bloody Mary puis le bois. Aigre-doux, c'est agréable. C'est que ce liquide coule qui permettait à l'endroit de se maintenir en place. On l'aurait empêcher de se verser et c'est tout ceux qui venaient dans ce lieu qui se seraient repliés sur eux-mêmes et se seraient éteints, privés du goût de liberté que le brevage offrait.

Après de multiples tentatives, je me suis finalement rendu compte de l'inutilité de vouloir changer ceux qui s'occupaient de l'endroit. Mais je continuais, encore et toujours, dans un automatisme bien géré, de tout faire pour changer le management, pour que, peut-être, un jour, un bon management se mette en place.

Je voyais quelques être souriants, semblant apprécier l'endroit, se parlant vivement entre eux, joyeux. D'autres, pitoyables, tentaient de se faufiler dans le cercle, jouaient du coude, mais la clique était tenace et les repoussaient efficacement. Dire que ces piteux auraient pu se parler entre eux.

Bien sûr, à force de faire changer le management, les clients réguliers commencèrent à me voir comme l'aspirant, le prochain manager. Normal après tout puisque j'avais moi-même mis chaque manager à cette place avant de le faire remplacer par un autre. Mais le pouvoir sur cette petite chose n'était pas mon but; je voulais simplement me sentir bien dans ce bar.

Mais je ne me sentais toujours pas bien, même lorsqu'une jeune femme, ses yeux comme une forêt vierge et ses cheveux comme un feu qui la ravage, s'approcha de moi, ses yeux brillant semblant pouvoir éclairer le cimetière assis devant elle. Intéressée par l'être défait que j'étais, maintenant étonné par l'apparent intérêt que la créature lui portait.

Il y eut une conversation. Sûrement banale, je ne sais plus. Nous sortons. Je la serre contre moi, m'enfouis dans ses flammes, l'étreins tendrement. Elle se laisse faire. Nous allons dans un coin tranquille; peut-être chez elle, peut-être chez moi, dans une voiture, dans une ruelle, je n'en sais rien. Et là. Oui, je me perds. Dans ses yeux, dans ses lèvres, dans ses jambes, dans ses bras, dans son sexe...

Et j'ai oublié. Et j'étais bien.

C'est pour ça que je ne me suis pas rendu compte de ma fin, à ce moment-là. Trop rapide pour que je ne puisse l'oublier.

Et j'ai tout oublié. Et je suis bien.