27 décembre 2006

Deal or No Intelligence?

Hier j'ai vu quelques minutes d'une émission tout simplement formidablement épaisse.

Vous vous souvenez de l'émission "Who Wants To Be A Millionaire"?

Eh bien, "Deal Or No Deal", l'une des émissions les plus en vogue actuellement, c'est à peu près la même chose mais sans le côté intellectuel.

Ne reste que le stress, prennant et tordant les trippes, la douleur du choix à faire, à savoir si la personne au centre de la scène garde l'argent amassé ou décide de prendre une chance pour augmenter sa cagnotte.

Et on regarde ça, un peu de bave au coin de la bouche, pendant une heure.

Moi et plusieurs autres avons difficilement tenu plus de 10 minutes, tant le concept, aussi crétin qu'il l'est, nous écoeurait totalement.

Plusieurs émissions (voire la majorité) ont quelque chose d'informatif, jouent avec l'imaginaire, divertissent en nous emportant dans l'iréel, nous pousse à certaines réflexions... mais ça? Rien qu'une boule de stress, quelque chose qui poussent à la crise de nerfs dans l'attente... PA-SSIO-NNANT.

Que sommes-nous devenus pour que cette chose satisfasse autant? Où est la grandeur, où est la merveille, où est la connaissance?

Petit monde...

26 décembre 2006

Avance, pense, oublie, choisis

Avance vers la lumière, lancinante et tourbillonante, va vers la pureté au centre de la saleté, va vers ce trou béant dans ce voile de noirceur, il n'attend que toi.

Pense au monde de possibilité, pense aux merveilles qui t'attendent, la douceur de la peau caressante de l'être que tu aimeras alors, la beauté des milliers de soleil de ta vie projetant des millions de couleurs chatoyantes à l'horizon, le bonheur simple d'un matin jaune pâle et frais où l'on est emmitouflé, la joie de l'accomplissement final de ce pour quoi tu t'es battu.

Oublie le monde de souffrances, oublie les horreurs qui passeront et repasseront, oublie les tristesses des amours perdus, la terreur glacée de la nuit noire et froide où l'on ne connaît rien, l'atrocité rongeante de la mort certaine qui va et vient partout, le combat acharné contre les autres qui désirent les mêmes choses que toi.

Choisis... Choisis ce par quoi tu veux passer, les malheurs qu'impliquent tes bonheurs, choisis et assume ce que tu auras pris, car une fois que tu as avancé, ne recule plus, fonce, cours, vole vers tes choix.

Moi, je ne veux que ton bonheur, alors je te laisse faire le reste.

24 décembre 2006

Bonjour, je me présente, joueur,

Bonjour, je me présente.
Je suis Pierre.
Je suis Gabriel.
Je suis Jean.
Je suis William.
Je suis Joseph K.

Je suis ce que vous désirez que je sois pour vous mettre à l'aise. Un extroverti pour vous divertir, un introverti pour vous conforter, un intellectuel pour vous faire réflcéchir, un imbécile pour que vous n'ayez pas à le faire. Charmeur ou gêné, chaleureux ou froid, immature ou sage, impulsif ou réfléchi, cérateur ou interprête, je suis tout ce que vous voulez que je sois.

Une pâte maléable entre vos doigts habiles, je serai, le temps d'un instant, ce que vous voulez que je sois.

Je suis un acteur, un joueur, un danseur de personalités.

Une seule chose me trahit: je ne joue que lorsque je suis heureux.

Les cours sont finis, le stress s'évapore pour mieux se condenser et me retomber dessus dans quelques semaines. Je peux donc jouer, m'amuser et vous amuser.

Allons mes amis que je ne connais pas encore, jouons!

22 décembre 2006

Malhonnêteté et bien-être

Imbécile heureux.

La stupidité vient de la méconnaissance, avec l'intelligence vient la connaissance et avec la connaissance vient nécessairement la connaissance des mauvaises choses qui contrebalancera la connaissance des bonnes choses puisque les mauvaises choses ont toujours plus d'importance (Se souviendra-t-on plus de l'homme qui tua 10 êtres humains ou de la femme qui en enfanta autant? Créer la vie est-il moins important que de la détruire?).

Comment alors être heureux? On doit nier, entrer dans un déni de certaines choses, les plus horribles, afin d'être heureux. C'est lâche, c'est facile, mais ça nous garde intact dans notre intégralité psychologique, notre cerveau s'occupe très bien à notre place de choisir ce que nous devons retenir.

Et dans les instants où tout nous frappe, où tout s'impose à nous, où notre cerveau ne peut faire passer ces évènements à un niveau inconscient, il faut choisir. Se morfondre en sachant ou penser et passer à autre chose.

Alors que choisir? Honnêteté ou bonheur?

21 décembre 2006

Smells Like Nirvana

Faché comme j'étais il n'y a pas longtemps, je me suis mis à écouter du Nirvana.



Et ça n'a pas pris beaucoup de temps avant que je ne me mette à écouter une parodie de Nirvana




Merci donc à Kurt Cobain et "Weird Al" Yankovic pour ces beaux moments.

Pour ceux qui ne connaissent pas "Weird Al", quelques-uns de ses travaux plus actuels:

You're Pitiful (Parodie de James Blunt)

White & Nerdy (Parodie de Chamillionaire)

18 décembre 2006

Crooked

I'm Crooked
There's no way denying it
It's as if a neon lit
Despite all that I fought

Rising from eyes
Are not pitiful cries
They're my anger
My blood, deathbringer

Black holes next to my nose
Two lines of blood under it
Don't come, don't come that close
Only thing I think about is to hit

In the End, depite of my rage
I'm still just a rat in a cage
Would be easy to release me
But I tell you: you don't want to see

I turn around without any light
Everything I scratch, I bite
It's sane, I think
That way I don't sink

***

Yeah, crooked and written awfully, I know. But forgive me, I didn't have any sleep in thirty hours.

Good night.

16 décembre 2006

Et si.

Des millions d'images me traversent l'esprit. Des millions de sons. Des millions d'odeurs et de goûts. Des millions de textures.

Ce qu'elles sont, c'est mon futur. Je me les passe et les repasse sans cesse dans la tête, avec les vies qui les accompagnent.

Et si... Et si... Et si...

J'entends un "Papaaa!" lancé par ma fille qui sort d'un autobus, je ressens l'adrénaline d'un soir de première, je perçois à peine les alentours d'une ruelle après une over-dose, je goute la peau de ma femme que j'aurai rencontré comme dans un rêve, je ne veux plus voir ce cubicule et cette maison vide, je sens l'odeur d'un cerisier en fleurs de mon bureau, je serre une main importante tendue devant moi, je trouve ma vie sensationelle, je trouve ma vie méprisable, je suis beau, je suis laid, je suis entouré, je suis seul, je suis intelligent, je suis un imbécile, on se souviendra de moi, on m'oubliera.

Je ne vis pas dans le présent. Je vis dans le futur. Ma vie n'est pas, ma vie sera. Je ne suis pas, je serai. Mais je ne sais pas ce que je serai. Mais l'espoir fait vivre.

Et c'est d'un pathétisme. Mais bientôt, je me dis, bientôt...

Et si... c'était ainsi pour tout être humain?

12 décembre 2006

Listes de films

Bon, j'ai décidé de mettre quelques-uns de mes films préférés dans une petite liste, que vous pouviez vous faire une idée de ce qui m'a marqué! (Et peut-être vous aider à faire des choix vous-même)

Clockwork Orange: Pour le questionnement, pour la grandeur de l'ultra-violence, pour ce qui est probablement la meilleure réalisation que j'aie jamais vu.
Dr Strangelove or: How I Learned To Stop Worrying And Lobve The Bomb: Pour la réalité.
Fight Club: Pour le scénario, pour la grandeur, pour les citations cultes. Mais pas parce que mon père m'a dit la fin.
Forrest Gump: Pour la grandeur de l'absurdité innocente.
Hero: Pour la beauté, tout simplement. Pour la poésie aussi.
Pulp Fiction: Pour la découverte d'un monde, pour la réalisation, pour la folie.
Sleepy Hollow: Pour l'ambiance magistrale, pour Burton dans ce que j'ai vu de meilleur pour ce type de film.

Films que je devrais voir bientôt mais que je crois que j'aimerais:
Apocalypse Now: Pour l'horreur de la guerre.
Closer: Pour le désillusionnement de l'amour.
Eternal Sunshine of the Spotless Mind: Pour le concept.
Finding Neverland: Pour être le spectateur de la création d'un monde d'où les enfants ne veulent plus ressortir.
House of Flying Daggers: Pour la grandeur des films de cette région du monde.
Million Dollar Baby: Pour la grandeur d'un réalisateur par qui tout est passé.
Se7en: Pour le même réalisateur que Fight Club, parce qu'à chaque fois que j'ai dit que j'avais acheté le film (10$ pour un DVD neuf, quand même cool), on m'a dit "Ah! La fin!"
Sen to Chihiro no kamikakushi, Mononoke-hime, Hauru no ugoku shiro: Pour le merveilleux, pour Miyasaki.

Je suis sûr qu'il y en a d'autres, mais pour l'instant c'est seulement à eux que je pense.

10 décembre 2006

L'adresse du blog

À lire "Perfect Drug, Mad World", mais qu'est-ce que c'est? Deux chansons, l'une de Nine Inch Nails, l'autre de Tears for Fears.

Au départ, quand j'ai voulu commencer un blog, je voulais mettre comme titre une chanson (pour les gens de mon âge, la musique prend très souvent une grande importance comparé aux autres arts), après que j'aie vu que plusieurs titres de chansons qui représentaient ce que je voulais évoquer étaient déjà pris (Walk Unafraid, Idiotheque, I Am The Walrus, King of Pain, etc.) j'ai décidé de faire une combinaison de deux chansons que j'ai dû écouter au moins deux-cent fois chacune.

La signification que je donne à la combinaison des deux titres, assez simple, est que l'influence de différentes institutions, que je ne nommerai pas, et qui provoquent presque tous une dépendance chez les individus, ce qui résulte en un univers incompréhensible.

Sur ce, je vous laisse avec les paroles des deux chansons. Perfect Drug est un monologue d'un être amoureux (probablement trop) tandis que Mad World est le constat d'un monde fou, surtout par rapport aux enfants.

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The Perfect Drug
Nine Inch Nails


I got my head, but my head is unraveling
Cant keep control, cant keep track of where its traveling
I got my heart but my heart is no good
And youre the only one thats understood

I come along but I dont know where youre taking me
I shouldnt go but youre reaching back and shaking me
Turn off the sun, pull the stars from the sky
The more I give to you, the more I die

And I want you (x4)

You are the perfect drug, the perfect drug, the perfect drug (x2)

You make me hard, when I'm all soft inside
I see the truth, when I'm all stupid eyed
The arrow goes straight through my heart
Without you everything just falls apart
My blood wants to say hello to you
My feelings want to get inside of you
My soul is so afraid to realize
Every little word is a lack of me
And I want you (x4)

You are the perfect drug, the perfect drug, the perfect drug (x8)
You are the perfect drug, the drug, the perfect drug

Take me, with you (x3)

Without you, without you everything falls apart
Without you, its not as much fun to pick up the pieces
Without you, without you everything falls apart
Without you, its not as much fun to pick up the pieces

Its not as much fun to pick up the pieces
Its not as much fun to pick up the pieces
Without you, without you everything falls apart
Without you, its not as much fun to pick up the pieces

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Mad World
Tears for Fears

All around me are familiar faces
Worn out places, worn out faces
Bright and early for their daily races
Going nowhere, going nowhere

And their tears are filling up their glasses
No expression, no expression
Hide my head I want to drown my sorrow
No tomorrow, no tomorrow

And I find it kind of funny
I find it kind of sad
The dreams in which I'm dying
Are the best I've ever had
I find it hard to tell you
'Cos I find it hard to take
When people run in circles
It's a very, very Mad World

Children waiting for the day they feel good
Happy Birthday, Happy Birthday
Made to feel the way that every child should
Sit and listen, sit and listen

Went to school and I was very nervous
No one knew me, no one knew me
Hello teacher tell me what's my lesson
Look right through me, look right through me

04 décembre 2006

Se battre

Je me bats pour sortir de ma matrice, souffler mon premier souffle, pour crier mon premier cri...

Mon coeur bat.

Je me bats pour me faire une place dans la famille, je me bats pour ne pas qu'on oublie l'enfant trop tranquille.

Mon coeur bat.

Je me bats pour être aimé de mes jeunes amis, je me bats dans nos jeux, je me bats dans mes colères.

Mon coeur bat.

Je me bats pour avoir les meilleures notes, me bats contre mon propre cerveau trop lent, me bats contre la marque du crayon rouge sur mon travail acharné.

Mon coeur bat.

Je me bats pour mon premier amour, me bat contre mes sentiments pour cette personne, me bats contre les autres qui auraient eu la même idée, me bats contre ceux en qui je ne fais pas confiance, moi en premier.

Mon coeur bat.

Je me bats pour assurer que je reste là où je suis, me bats contre mon patron,sinon monter, me bats contre les autres qui veulent la même chose que moi.

Mon coeur bat.

Je me bats pour mes enfants, qui veulent prendre trop de place, me bats contre ce qui est en eux et qui ravage tout sur leur passage, me bats pour qu'ils fassent comme moi.

Mon coeur bat.

Je me bats pour qu'on se souvienne de moi, me bats pour mon Oeuvre finale, me bats contre ceux qui voudraient la même chose.

Mou coeur bat.

Je me bats pour ma survie, me bats contre ma fin, me bats contre ce qui veut mettre fin à ma vie.

Mon coeur ne bat plus.

Pourquoi et pour quoi me suis-je battu toute ma vie?

Tiens... mini-bilan

Cela fait maintenant un mois et des poussières que ce blog est en ligne.

Il est quelque part aburde de commémorer pareil évènement. C'est d'abord tout simplement inutile et cela montre de plus que j'ai assez de temps à perdre pour me rappeller que cela fait un mois depuis hier.

Ceci est, je crois, mon 14e message. 14 en un mois, soit un message par 2 jours et des poussières. Je ne sais pas si cela est bon ou mauvais. Je ne me compare pas. Et même si je le ferais, je me demanderais si c'est bien de n'avoir rien à dire dans le cas ou c'est peu comme statistique ou si c'est bien de tellement écrire qu'une véritable opinion exprimée ne ferait plus de sens tellement elles s'empilent.

Mes visiteurs ne doivent pas dépasser ça non plus, 14. Peu importe, je lui ferai bien de la publicité un jour ou l'autre à mon blog.

Au tout début, je me disais que je voudrais écrire un message par jour avec une thématique différente pour chaque jour de la semaine. Difficilement réalisable et je serais vite tombé, je crois, dans une sale répétivitététététété monotoooooooooooooone.

Longue vie à ce bout de 0 et de de 1 caché quelque part dans les bases de données de Google.

02 décembre 2006

Vers la perfection de l'être

Voici un texte que j'ai écrit il y aura deux ans dans moins de 10 jours... Je m'en suis souvenu tout à l'heure et m'attendais à quelque chose de débile, comme cela arrive si souvent avec les gens de cet âge, mais j'y ai vu la même volonté que j'ai déjà eu de changer et de m'améliorer. Je me suis amélioré depuis, je le sais, mais le chemin est infini...

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Je n'ai pas envie de rester ce que je suis... je me sens trop imparfait, trop carré...trop loin de l'idéal que je me suis fixé... trop loin de ce cercle que je voudrais tant atteindre... je me surprend trop souvent à porter des jugements, signe de mon intolérance, signe que j'ai besoin d'être purifié, je m'efforce donc de supprimer ces jugements, mais je n'y arrive pas... je suis un salaud et je le sais... on pourrait dire que j'ai déjà fait un pas en le sachant et en l'affirmant, mais ce n'est qu'un substitut, ce n'est pas réel, il faut arrêter de se le cacher: porter une telle attitude n'est que pour encourager, dire qu'on a déjà fait un pas, mais certains se complairaient de ce pas "accompli", alors ils s'arrêtent, là, ne cherchant pas à éliminer ce mal qui les ronge... ne cherchant pas à chercher la perfection de leurs âmes... se disant: Je suis comme je suis et rien ne peux y changer... mais rien n'est plus faux! Psychologiquement comme physiquement, spirituellement, culturellement etc., en s'accrochant, en avançant, pas à pas, on peut arriver à un stade où on pourra enfin dire: Je suis comme je suis et rien ne peux y changer. Je compte le faire, je n'y arriverai pas, mais il est beau de vouloir se dépasser.

Que sera sera

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Peu avant j'avais écrit un texte très "emo" (Je ne connaissais absolument pa ce mouvement à l'èpoque), peut-être que je le mettrai. Mais si le texte que je viens de vous envoyer est bien vrai encore aujourd'hui, celui-là... Enfin, j'y penserai

26 novembre 2006

La Fin - Prologue -

Voici un texte dérivé d'un film que j'ai tourné pour un cours... Les dialogues sont à peu près les mêmes, mais, bien sûr, je ne pouvais décrire l'environnement comme il l'était vraiment à ce moment-là.

Ceci est le prologue. Il devrait y avoir 6 "chapitres", certaisn très courts, entre celui-ci et l'épilogue. Attention par contre, ce seraq assez déroutant.

Il y avait longtemps que j'avais écrit de ce genre, pardonnez-moi donc si j'ai manifestement perdu la main.

*****

Un homme était étendu, des couvertures négligemment posées sur lui, son regard fixe semblant sans vie alors que se reflétaient sur ses lunettes les rectangles multicolores de la télévision devant lui. Les yeux semblant enfoncés dans leurs orbites, les traits du visage perdus dans les vestiges d'une vie gournmande, il aurait été difficile de voir où finissait l'homme et où commençait le monument à la sédentarité.

Une femme entra dans la pièce, plus svelte, semblant plus vive que son compagnon, ce qui se reflétait aussi bien dans son visage fin et ses yeux presque nerveux que dans son corps et la manière qu'elle avait de le mettre en valeur, tout en finesse et en éclat.

Elle le regarda un instant, puis l'écran cathodique, où une histoire de triangle amoureux prennait enfin une tournure intéressante. Elle posa de nouveau ses yeux sur lui, souriant tristement puis parla doucement:

C'est la fin, souffla-t-elle.

L'homme, semblant enfin se rendre compte de la présence debut à moins de deux mètres de lui, tourna son visage vers elle et réagit pateusement, comme si son cerveau avait du mal à démarrer.

La... fin? demanda-t-il avec difficulté.

Son triste sourire ne disparut pas et elle aquiesca en silence, les mots semblant avoir du mal à traverser sa gorge. L'homme, lui, fronçait les sourcils, ne comprenant pas de quoi il était question.

Mais... de quoi? pronnonça-t-il, paraissant presque manquer de souffle.

Elle secoua la tête, sans changer d'expression, et rapprocha ses bras de sa poitrine, ses coudes dans ses mains. On pouvait sentir son malaise aussi bien dans son attitude que dans ce qu'elle disait.

Eh bien... dit-elle, hésitante. On sait pas trop... En fait... change de poste.

Fronçant les sourcils, l'homme trouvait étrange qu'elle fasse pareille demande, de quoi était-ce donc la fin pour qu'elle lui demande de changer le canal de la télévision?

Devant la coonfusion manifeste de l'homme étendu, la jeune dame baissa la tête et reprit, plus sûre d'elle:

Change de poste je te dis, ordonna-t-elle. Arrête d’écouter ce film débile et va voir ce qu’ils disent à CNN…

Il aquiesca en silence, prit la télécommande et appuya sur le plastique noir, faisant se modifier les couleurs miroitant sur ses lunettes.

Différentes émotions semblèrent passer à travers son être. Du doute d'abord, sceptique de ce qu'il observait, puis ce fut de la surprise qui traversa son visage. Finalement, on crut voir de la peur dans ses yeux alors qu'il rejettait la tête vers l'arrière.

Mais... souffla-t-il.

Avec une bienveillance malheureuse, la jeune femme hocha doucement la tête en lui répondant.

Je te l'avais dit, murmura-t-elle.

Il secoua la tête, ayant du mal à se faire à l'idée.

Comme ça? demanda-t-il. Ben non...

Elle aquiesca encore puis s'éloigna légèrement de lui.

Et, toujours, l'homme gardait ses yeux porcins fixés sur l'écran.

21 novembre 2006

Où est Guernica?

D'après moi, presque tout art devient symbolique dans la mesure où l'artiste est accompli. Que ce soit dans l'écriture, la danse, la musique, la sculpture, la peinture (et tout art visuel 2D), le théâtre, le cinéma, etc.,

J'ai singulièrement du mal avec un art purement technique. Que l'individu puisse jouer 600 notes la minute avec une guitare, qu'est-ce que ça me donne de plus qu'un autre qui fait un 100 mètres à la course en 8,51 secondes? C'est beau à voir, c'est magnifique dans l'esprit de la pratique que cela doit prendre, mais sinon?

Un art est une technique liée à une connaissance et à une expréssivité de l'individu (voire du groupe d'individu) dans le but de créer une oeuvre unique et esthétique.

C'est la définition que j'en ai.

Mais cette définition se perd.

Un exemple: Une peinture chez ma mère en est un bon exemple. Ayant vu une oeuvre semblable (paysage, personnages, traitement...: Des petits enfants, ronds et sans visages, jouent dans la neige) autre part, je dis à ma chère maman que j'ai déjà vu une peinture de cet artiste avant. Ce à quoi elle me répond que ce n'est sûrement pas le cas: il y a beaucoup d'artistes qui font le même genre...

Un autre exemple: J'assiste l'année dernière à un premier spectacle de Ballet-Jazz, fait par une troupe professionelle et internationale (Ballet-Jazz de Montréal, BJM for short) et y voit une critique de ce qu'on veut faire de la danse maintenant: moins une oeuvre qu'un "show". Simple exemple: la deuxième partie du show est un cirque, avec tout ce qui va avec compte tenu des moyens financiers et physiques des danseurs, le tout ponctué d'une voix qui parlait de la danse comme d'un entertainment, le tout affirmé par le titre du spectacle: The Stolen Show.
Une période de questions arrive, j'y assiste et j'y pose une unique question, sur le sens de tout le spectacle. Le Silence... La Gène... Ah... Rien, il n'y a rien eu, sinon que les danseurs ne comprennaient pas le sens de ce qu'ils faisaient.

Ne reste alors que le premier et le dernier point de ma définition: L'Art: Une technique esthétique. Et vous pouvez le voir de plus en plus. Telle série est inspirée de celle-là, tel groupe est un héritier de cet artiste-là, etc.

Où sont les Guernicas? L'oeuvre unique et expressive, mais égalemment technique et esthétique, où sont les expressionistes allemands, les premiers classiques, les Kafka, les Camus, les Kubrick, etc. ? Ceux qui jonglaient si bien avec le fond et la forme?

Il y en a, il y en a.

Mais ils sont durs à trouver, tellement durs... Il faut s'investir, creuser les fonds de tirroir, voir dans les plus bas fonds artistiques, les sans financements, les paria... Règle générale du moins: certains sont mainstreams, à vous de les trouver!

PS: Je dois créer pour un cours d'Art un petit cabinet de curiosités, je vous en reparlerai, pour moi ce sera un peu l'Art, si j'avais la technique et le sens de l'esthétique. Rien que de penser à ce que j'y mettrai, je fabule!!

17 novembre 2006

Kinda weird text

Survis vie vitriolique, liqueur querelleuse, l'oesophage âgé, gémissant sans sentir, tire irréellement mensonges songés générant rancies syllabes aberrantes, antagoniste historique ricoche, hochet cher, air hermétique, tique iconoclaste astrologue, augmentant tentations honteusement, mendiante enterrant renseignements mentaux, tautologie girouette, éthylique. Liquéfie, finalement, mensonges, songe, je jette tes testaments menteurs.

___________

Avez-vous compris de quoi il s'agissait? Un exercice de style structuré d'une étrange façon, un peu comme un poème, mais en beaucoup plus compliqué. Ça ne parait pas mais ça prend un temps fou! Je paris qu'en plus, ça a déjà été fait... tant pis!

Et avez-vous compris sur quoi cela portait? Ah, je pense souvent aux mêmes choses et je me désole moi-même.

16 novembre 2006

Effrayé?

Mon avant-dernier message (celui datant du 14 novembre) vous a-t-il appeuré? Vous a-t-il glacé le sang? Térrorisé? Affolé? Paniqué? Effrayé? Donné la chair de poule?

Peut-être... Je n'ai aucune idée de s'il était vraiment fastidieux ou si ce n'était qu'une idée que je me faisais. Toujours est-il qu'il m'a pris du temps et, qu'à mesure que j'écrivais ces quelques lignes, je sentais se déverser de moi un poids étrange, comme si mon esprit quémandait de se défaire de mots compliqués et de néologismes encore jamais exprimés pour les étaler. Pour que moi, G..., les étale dans une structure déjà très bien établie, où seuls des mots étranges se substituaient à ceux plus communs, dans le seul et unique but d'étaler un pan de la culture de l'auteur.

Ce qui me fait penser à cette structure... Pourquoi ainsi? La culture bien sûr... Au fil du temps, on a décidé que tel mot placé ici serait mieux que là. De là, ceux qui étaient près de l'Église l'imposait aux moines qui l'imposait aux prêtres etc.

Mais pourquoi ne s'y attaque-t-on jamais à la structure de tout cela? De tous ces rebelles des mots, de tous ces êtres qui ont voulu transcender la simple significiance des mots, pourquoi les écrivains n'ont-ils pas, à ma connaissance, voulu réinventer l'essence-même de la forme? Ce serait tellement excitant à lire, à voir faire, à couler sous les yeux comme un chaotique torrent qui dévale pour la première fois une pente verdoyante, sans savoir où exactement il ira se déverser, mais surtout sans savoir comment.

Si vous aimez écrire et que vous lisez ces lignes, je vous en prie, tentez! Cela doit être si beau de sortir ainsi de ce cadre qui nous est maintenant invisible! Sinon, je m'en chargerai moi-même, mais ce sera à vos risques et périls, chers meilleurs écrivains que moi!

15 novembre 2006

Petit clip provenant de Supernatural

C'est sombre, comme concept ça a déjà été vu des dizaines de fois, c'est presque kitsch... mais j'ai difficilement pu résister, surtout avec la chanson qui joue en même temps: Don't Fear The Reaper de Blue Öyster Cult, que j'aime bien.



Here
you
go



Si vous ne connaissez pas, c'est une série de Science Fiction américaine (et un peu d'épouvante je crois, mais je suis pas certain) sur deux frères qui vont d'endroit en endroit, à la recherche d'esprits et autres qui chassent les bonnes gens,
tout en cherchant leur père disparu.

Assez classique dans le genre, mais j'ai un faible pour la réalisation, toujours dans les mêmes teintes ternes, avec un bon dynamisme sans enlever de l'humanité aux personnages.

(Note: Parlant de teintes, à quand une série mature qui reste autant dans des teintes flamboyantes que dans certaines séries elles sont ternes? Ça doit être très intéressant à voir...)

(Ci-dessus, la Mort)

14 novembre 2006

Discours de haute voltige de vocabulaire masturbatoire... Mais y a quand même un message

Déchiffrez et appréciez (ou pas, je vous laisse votre liberté): c'est ce que je produis dans mes cours les plus endormants!

Aux hirondelles atterrés et aux mammouths collants


Les viscères alourdis des néo-hollistes médiatistes prient à être crevés par la main vive et vindicative du prolétariat ressuscité pour qu'enfin cesse la tyrannie mortificatrice du médium cubiste entertainer. Nous devons virevolter au-dessus des mastodontes informatifs rampant dans le collant goudron commanditaire pour venir parasiter les faces claires de ces étranges animaux afin de créer notre sheleyenne vois immaculée de la noirceur industrielle, pure car javellisée des contraintes traqueuses des contrats castrateurs.

Mastodontes aux élancées appendices lobotomistes, sécatez ces vignes surdéveloppées des vaisseaux des âmes; leur poison a déjà bien trop engourdi les essences.

Redevenez le médium, le messager, le pigeonnier de ces voyageurs réflecteurs de par le monde.

Sinon, priez la miséricorde salvatrice, car nous étamperons vos édifices sous la force de notre fiel cumulé!

___________________


Spécial, non?

13 novembre 2006

Et si...

Voici un petit poème improvisé, qui reflète assez bien ce que je vois à travers l'idéalisme. C'est un peu boiteux, mais j'espère que vous apprécierez tout de même, ne serait-ce que pour le fond.

Si tous les humains étaient égaux, de fait et de droit,
Si tous les humains étaient libres, de fait et de droit,

Si tous les peuples étaient eux-mêmes et bénis,
Si tous les peuples étaient unis, en harmonie,

Si tout ce que j'ai, mon voisin l'a,
Si tout ce que mon voisin veut faire, il le fait,

Si je ne vois pas vers quoi mon avenir va,
Si je ne vois pas de quoi mon avenir sera fait,

Si, dans tous les cas, l'on fait confiance à l'homme,
S'il faut oublier les malheurs depuis Rome,

Je préfère encore m'abstenir, faiblement sourire.
Je serai mélancolique, mais je pourrais encore écrire:

Idéalistes, je vous aime, vos beaux rêves, je les caresse,
Mais n'oubliez surtout pas ce qu'ils disaient à la messe:

"Mes fils, mes filles: l'enfer est pavé de bonnes intentions"
Alors cherchez le juste milieu de toutes les raisons,

Ce que nous construisons, nous le faisons ensembles, c'est obligé,
Alors il faudra cultiver toutes ces différences pour évoluer.

07 novembre 2006

Interlude musical amusical

Je vous propose ici les paroles d'une chanson, qui, mixée à un ensemble d'évènements il y a de cela environ six mois, m'ont changé. De soumis, je suis passé à plus déterminé que je ne l'étais, de réduit à un simple élément, je me suis singularisé. C'était la première étape. La seconde est, je l'espère, en train de se dérouler.

Et je garde en tête ces paroles, les réécoute, version originale ou live ( toutes magnifiques), les vois sublimées dans mon esprit à mesure que je me convainct à aller vers l'avant, lorsque, comme ce que décrit Michael Stipe, chanteur de REM, dans leur album Up, avec

Walk Unafraid, R.E.M.


As the sun comes up, as the moon goes down
These heavy notions creep around

It makes me think, long ago
I was brought into this life a little lamb
A little lamb

Courageous, stumbling
Fearless was my middle name.

But somewhere there I lost my way

Everyone walks the same
Expecting me to step
The narrow path they've laid
They claim to

Walk unafraid
I'll be clumsy instead
Hold my love or leave me high.


Say "keep within the boundaries if you want to play."
Say "contradiction only makes it harder."

How can I be
What I want To be?

When all I want to do is strip away
These stilled constraints

And crush this charade
Shred this sad masquerade

I don't need no persuading
I'll trip, fall, pick myself up and

Walk unafraid
I'll be clumsy instead
Hold my love or leave me high.


If I have a bag of rocks to carry as I go
I just want to hold my head up high

I don't care what I have to step over
I'm prepared to look you in the eye

Look me in the eye

And if you see familiarity
Then celebrate the contradiction
Help me when I fall to

Walk unafraid
I'll be clumsy instead
Hold my love or leave me high.

Walk unafraid
I'll be clumsy instead
Hold my love or leave me high.

06 novembre 2006

De la méconnaissance de ce qui nous entoure

L'être humain me fait chier. Autant je peux voir de magnifiques choses qu'il peut accomplir, autant certaines fois il me révolte. L'être humain me fait chier car l'amour irationnel que je devrais lui porter en tant qu'héritier est sans cesse remis en question par ma haine rationelle.

Pourquoi particulièrement maintenant? Eh bien, c'est assez simple.

Aujourd'hui, j'étais dans un laboratoire informatique, avec une amie, en train de travailler sur un rapport de laboratoire, lorsque, à côté de nous, j'entends une conversation, un gars et une fille, palabrant d'un texte à faire en Anglais, apparamment. Ce texte, de ce que j'en ai compris, devait comparer les arguments pours et contre la séparation du Québec. Jusque là, aucun problème, sinon que leur prof d'Anglais va peut-être un peu au-dlà de son mandat... Enfin...

Donc, comme je le disais, ils parlent de leur texte, la fille demandant de l'aide à l'autre, disant qu'elle n'arrive tout simplement pas à imaginer ne serait-ce qu'un seul argument contre la séparation du Québec.

Écoutez. Je suis, pour l'instant, pour la souveraineté du Québec, mais ceci était un véritable, gros, énorme, magnifique et atroce cas d'ignorance. Comment la démocratie peut-elle fonctionner si des individus avec plus de scolarité que la plupart des électeurs ait si peu de jugement? S'ils n'arrivent pas, pas à peser le pour et le contre mais simplement à trouver un pour et un contre, et se contentent de ce que leurs parents leur ont dit sans nuances (car ici il ne peut y avoir que du dogmatique parental), on arrive à une déchéance des pouvoirs extrêmement facile.

Et vous savez ce que l'autre a répondu (je le connais en plus, argh...)? Un argument totalement hors-propos, énorme, faux, imbécile... Je ne vous dirai pas quoi, mais j'ai poussé intérieurement un gémissement de douleur à l'entendre.

Alors, que penser de l'Humain, de l'HUMANITÉ? Devrait-on garder espoir? Devrait-on se dire que ce n'est qu'un cas isolé?

Eh bien, je me console en en regardant d'autres. Un déni est plus souvent qu'autrement pour notre propre bien, non?

PS: Notez: voici mon premier message qui ne parle pas de moi, à noter dans vos agendas.

Investissement personnel en capital humain

48 heures durant, de vendredi à dimanche après-midi, j'ai été au Forum International Science et Société 2006. Explicite? On parle de Science, de Société, et...? J'y ai passé un des meilleurs moments de ma vie.

Je vous donne le concept: Prennez 250 étudiants de Cégep (max 12 par école) venant de partout dans la province, une vingtaine de professeurs (docteurs) d'universités québécoises, françaises et belges, brassez-en les idées tel un bon martini, c'est-à-dire avec du bon alcool, pour que s'entrechoquent les concepts et les épaules, pour ainsi créer une symbiose des plus délicieuse.

Alors, au programme, des professeurs d'agronomie, d'écologie, d'économie, d'océanographie, de médecine et d'urbanisme et deux ateliers à voir, ici économie (splendide) et urbanisme (loin de montrer les enjeux qui allaient venir avec le temps dans le domaine, dommage). Ça m'a beaucoup éclairé et ça m'a aidé, m'a donné une certitude.

Il faut agir. S'impliquer. Presque n'importe comment. Demain, je vais aller voir des gens pour connaître tous les comités de mon établissement scolaire et m'inscrire à plusieurs d'entre eux, même si leurs messages sont complètement contraires. Comité anarchiste? communiste? des entrepreneurs? N'importe quoi, mais ce qui compte d'abord c'est l'incidence, l'action et les paroles, les deux. Si clubs politiques il y a, ce sera en priorité, des clubs rivaux encore mieux, ça me donnera tous les côtés de la médaille.

Lorsque j'ai dit à un groupe de connaissances et d'amis ce que je voulais faire, brièvement, un homme a dit "C'est vrai que ça fait bien dans un CV d'étudiant", j'aurais voulu l'étripper, mais j'avais rien de pas assez contondant dans l'espace avoisinnant pour le faire assez souffrir en le faisant. (Joke, en fait j'aime bien le gars, idées similaires, intelligent, à peu près sur la même longueur d'ondelorsque je suis dans mon état normal)

Car j'en ai assez de rester dans mon coin, vraiment. J'ai vu du monde ce week-end, j'ai parlé des heures et des heures avec des gens jamais vu auparavant et, même si mes espoirs me disent le contraire, que je reverrai probablement jamais. Parlé de famille, de socio, de psycho, de philosophie des maths, de danse, d'amour, de politique, d'écologie, etc., etc., etc.

Alors, ce soir, en entrecoupant mes devoirs à faire d'écriture sur ce blog, j'entrecoupe du même coup mon esprit d'un R, R pour REMEMBER, pour que je me souvienne et que je n'oublie pas ce qui s'est passé là-bas et ce que j'ai décidé à ce moment-là.

03 novembre 2006

Ah, tiens, ce serait peut-être bien...

Voilà une dizaine d’heure que cette page est en ligne et je me suis dit qu’une véritable présentation pourrait être de mise dans les circonstances.

Vous avez probablement pu déduire que j’étais de sexe masculin, d’au moins 18 ans.

Vous avez également pu deviner que j’étais étudiant parce que j’ai des cours, pas à l’université parce que j’ai des matières sans rapport entre elles (biologie, sociologie et physique), mais vu que j’ai au moins 18 ans, vous devez vous dire que j’ai probablement redoubler au moins une année. Mais non! J’ai exactement 18 ans, 4 mois , e suis dans un programme dit « intégrateur », me permettant d’aller à peu près n’importe où ensuite. Horreur sans nom au niveau des travaux, mais pourquoi l’avoir pris? Eh bien cher(s) lecteur(s), d’abord car incertain de tout, et d’abord et avant tout de mon avenir, j’ai décidé de repousser encore et toujours l’inévitable du choix fatidique qui, selon moi, fataliste et illusionné comme je suis, me dictera tout mon parcours professionnel à venir.

Mais je dérive.

J’ai le nom d’un ange, le nom d’un homme et le nom d’un peuple. Nom composé donc.

J’ai des lunettes, d’épais cheveux bruns pointés d’une unique mèche blonde que j’ai découverte à mes 7 ans, des yeux marron foncés

Je suis « politiquement de centre », en cela que beaucoup d’éléments modérés de la gauche, de la droite, de l’anarchisme et du totalitarisme me font de l’œil, la meilleure façon de me décrire est donc de dire que je suis au centre, comme ça personne ne peut vraiment me détester et je peux frapper sur quiconque sans pour autant que mon adversaire tombe dans la facilité en me traitant de fanatique, ou encore mieux, de nazi.

Je suis né et ai vécu plus de 99% de ma vie au Québec, dans un triangle entre Montréal, Québec et Sherbrooke, je vis présentement entre ce premier et ce dernier, selon la période de l’année.

J’aime Stanley Kubrick. Ses films au moins. Lui, je ne l’ai jamais rencontré et, étrangement, je doute de pouvoir le faire un jour. Même chose pour Camus, Kafka, et beaucoup d’autres auxquels je ne pense par sur le coup.

Si vous avez d’autres questions, réclamations ou *ajouter synonyme, si possible absurde*, faites-m’en part, je serai heureux de vous en faire part. Bien sûr, je serai automatiquement heureux pour vous si j’étais hypocrite, chose que vous devrez découvrir suivant la vie de ce blog.

Je suis heureux.

Let's start this mess

Bon, j'écris ici car j'ai du mal à garder ma concentration, j'écris ici car mes idées vont et viennent mais ne restent que difficilement, tant et si bien que ce devoir de Biologie traine depuis 5 heures à côté de moi avec des tas d'autres sans que j'aie réussi à vraiment le finir. J'écris ici car depuis deux jours j'ai l'idée de réécrire dans un blog (j'ai eu une courte expérience il y a environ un an avec un groupe d'amis; aventure éphémère). J'écris ici car ma tête bourdonne et que je dois trouver, d'une façon ou d'une autre, d'évacuer ce trop-plein d'idées.

Si vous commencez à me lire assidument, vous vous rendrez d'ailleurs rapidement compte de mon déficit d'attention, un handicap amusant et navrant mais que j'accepte avec un pathétisme serein.

Car me voilà, tendant les doigts sur la centaine de touches de ce clavier jauni par l'usure, vous narrant tout et n'importe quoi. Je crois que j'arriverai bien à vous sortir quelque chose d'intelligent, oui, mais il faudra être patient, comme moi ne le suis pas. Avoir un blog c'est un peu, même beaucoup, suivre la masse de moutons aimant tant se masturber intellectuellement devant leurs propres écrits, par ennui et/ou par exhibitionnisme de leurs pensées et/ou simplement parce qu'ils veulent dire n'importe quoi mais oublient que la blogosphère (quel horrible néologisme) est vivante, accessible à tous et qu'ils révèlent donc aux plus parfaits inconnus tout ce qui passe par leur tête vidée de leur essence par tout ce qui les entoure.

But what the heck is this thing?

Quoiqu'il en soit, vous voulez savoir de quoi parlera ce blog? Faisons une liste, si vous le voulez bien, cher compagnon, camarade, etc. :

-De Moi
-De Moi
-De Moi
-De Moi
-Et accessoirement de philosophie, de science, de politique, de linguistique (oui oui; d'ailleurs, rappellez-le-moi si je l'oublie), de média (sans "s" par puritanisme: un médium des média), d'internet, d'art (trois lettres pour dire tant de choses: musique, peinture, sculpture, architecture, littérature, danse, théâtre, cinéma, tant de bonnes choses qui, je le sens, vous font saliver!), de sociologie, de psychologie, de biologie, et tout et n'importe quelle idée qui me viendra en tête, selon mon bon vouloir.

Sur ce, je vous laisse, ma fin de semaine sera complètement occupée et je dois lire une pièce de théâtre, lire deux textes de sociologie, finir une biographie, préparer un laboratoire de biologie, finir un laboratoire de physique et étudier pour un examen de biologie (je crois n'avoir rien omis, mais plusieurs choses pourraient se rajouter) et le tout pour vendredi, lundi, mardi et mercredi (et n'oubliez pas: mon week-end est complet). Souhaitez-moi donc du bon temps, et à la prochaine!