16 novembre 2006

Effrayé?

Mon avant-dernier message (celui datant du 14 novembre) vous a-t-il appeuré? Vous a-t-il glacé le sang? Térrorisé? Affolé? Paniqué? Effrayé? Donné la chair de poule?

Peut-être... Je n'ai aucune idée de s'il était vraiment fastidieux ou si ce n'était qu'une idée que je me faisais. Toujours est-il qu'il m'a pris du temps et, qu'à mesure que j'écrivais ces quelques lignes, je sentais se déverser de moi un poids étrange, comme si mon esprit quémandait de se défaire de mots compliqués et de néologismes encore jamais exprimés pour les étaler. Pour que moi, G..., les étale dans une structure déjà très bien établie, où seuls des mots étranges se substituaient à ceux plus communs, dans le seul et unique but d'étaler un pan de la culture de l'auteur.

Ce qui me fait penser à cette structure... Pourquoi ainsi? La culture bien sûr... Au fil du temps, on a décidé que tel mot placé ici serait mieux que là. De là, ceux qui étaient près de l'Église l'imposait aux moines qui l'imposait aux prêtres etc.

Mais pourquoi ne s'y attaque-t-on jamais à la structure de tout cela? De tous ces rebelles des mots, de tous ces êtres qui ont voulu transcender la simple significiance des mots, pourquoi les écrivains n'ont-ils pas, à ma connaissance, voulu réinventer l'essence-même de la forme? Ce serait tellement excitant à lire, à voir faire, à couler sous les yeux comme un chaotique torrent qui dévale pour la première fois une pente verdoyante, sans savoir où exactement il ira se déverser, mais surtout sans savoir comment.

Si vous aimez écrire et que vous lisez ces lignes, je vous en prie, tentez! Cela doit être si beau de sortir ainsi de ce cadre qui nous est maintenant invisible! Sinon, je m'en chargerai moi-même, mais ce sera à vos risques et périls, chers meilleurs écrivains que moi!

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