26 novembre 2006

La Fin - Prologue -

Voici un texte dérivé d'un film que j'ai tourné pour un cours... Les dialogues sont à peu près les mêmes, mais, bien sûr, je ne pouvais décrire l'environnement comme il l'était vraiment à ce moment-là.

Ceci est le prologue. Il devrait y avoir 6 "chapitres", certaisn très courts, entre celui-ci et l'épilogue. Attention par contre, ce seraq assez déroutant.

Il y avait longtemps que j'avais écrit de ce genre, pardonnez-moi donc si j'ai manifestement perdu la main.

*****

Un homme était étendu, des couvertures négligemment posées sur lui, son regard fixe semblant sans vie alors que se reflétaient sur ses lunettes les rectangles multicolores de la télévision devant lui. Les yeux semblant enfoncés dans leurs orbites, les traits du visage perdus dans les vestiges d'une vie gournmande, il aurait été difficile de voir où finissait l'homme et où commençait le monument à la sédentarité.

Une femme entra dans la pièce, plus svelte, semblant plus vive que son compagnon, ce qui se reflétait aussi bien dans son visage fin et ses yeux presque nerveux que dans son corps et la manière qu'elle avait de le mettre en valeur, tout en finesse et en éclat.

Elle le regarda un instant, puis l'écran cathodique, où une histoire de triangle amoureux prennait enfin une tournure intéressante. Elle posa de nouveau ses yeux sur lui, souriant tristement puis parla doucement:

C'est la fin, souffla-t-elle.

L'homme, semblant enfin se rendre compte de la présence debut à moins de deux mètres de lui, tourna son visage vers elle et réagit pateusement, comme si son cerveau avait du mal à démarrer.

La... fin? demanda-t-il avec difficulté.

Son triste sourire ne disparut pas et elle aquiesca en silence, les mots semblant avoir du mal à traverser sa gorge. L'homme, lui, fronçait les sourcils, ne comprenant pas de quoi il était question.

Mais... de quoi? pronnonça-t-il, paraissant presque manquer de souffle.

Elle secoua la tête, sans changer d'expression, et rapprocha ses bras de sa poitrine, ses coudes dans ses mains. On pouvait sentir son malaise aussi bien dans son attitude que dans ce qu'elle disait.

Eh bien... dit-elle, hésitante. On sait pas trop... En fait... change de poste.

Fronçant les sourcils, l'homme trouvait étrange qu'elle fasse pareille demande, de quoi était-ce donc la fin pour qu'elle lui demande de changer le canal de la télévision?

Devant la coonfusion manifeste de l'homme étendu, la jeune dame baissa la tête et reprit, plus sûre d'elle:

Change de poste je te dis, ordonna-t-elle. Arrête d’écouter ce film débile et va voir ce qu’ils disent à CNN…

Il aquiesca en silence, prit la télécommande et appuya sur le plastique noir, faisant se modifier les couleurs miroitant sur ses lunettes.

Différentes émotions semblèrent passer à travers son être. Du doute d'abord, sceptique de ce qu'il observait, puis ce fut de la surprise qui traversa son visage. Finalement, on crut voir de la peur dans ses yeux alors qu'il rejettait la tête vers l'arrière.

Mais... souffla-t-il.

Avec une bienveillance malheureuse, la jeune femme hocha doucement la tête en lui répondant.

Je te l'avais dit, murmura-t-elle.

Il secoua la tête, ayant du mal à se faire à l'idée.

Comme ça? demanda-t-il. Ben non...

Elle aquiesca encore puis s'éloigna légèrement de lui.

Et, toujours, l'homme gardait ses yeux porcins fixés sur l'écran.

21 novembre 2006

Où est Guernica?

D'après moi, presque tout art devient symbolique dans la mesure où l'artiste est accompli. Que ce soit dans l'écriture, la danse, la musique, la sculpture, la peinture (et tout art visuel 2D), le théâtre, le cinéma, etc.,

J'ai singulièrement du mal avec un art purement technique. Que l'individu puisse jouer 600 notes la minute avec une guitare, qu'est-ce que ça me donne de plus qu'un autre qui fait un 100 mètres à la course en 8,51 secondes? C'est beau à voir, c'est magnifique dans l'esprit de la pratique que cela doit prendre, mais sinon?

Un art est une technique liée à une connaissance et à une expréssivité de l'individu (voire du groupe d'individu) dans le but de créer une oeuvre unique et esthétique.

C'est la définition que j'en ai.

Mais cette définition se perd.

Un exemple: Une peinture chez ma mère en est un bon exemple. Ayant vu une oeuvre semblable (paysage, personnages, traitement...: Des petits enfants, ronds et sans visages, jouent dans la neige) autre part, je dis à ma chère maman que j'ai déjà vu une peinture de cet artiste avant. Ce à quoi elle me répond que ce n'est sûrement pas le cas: il y a beaucoup d'artistes qui font le même genre...

Un autre exemple: J'assiste l'année dernière à un premier spectacle de Ballet-Jazz, fait par une troupe professionelle et internationale (Ballet-Jazz de Montréal, BJM for short) et y voit une critique de ce qu'on veut faire de la danse maintenant: moins une oeuvre qu'un "show". Simple exemple: la deuxième partie du show est un cirque, avec tout ce qui va avec compte tenu des moyens financiers et physiques des danseurs, le tout ponctué d'une voix qui parlait de la danse comme d'un entertainment, le tout affirmé par le titre du spectacle: The Stolen Show.
Une période de questions arrive, j'y assiste et j'y pose une unique question, sur le sens de tout le spectacle. Le Silence... La Gène... Ah... Rien, il n'y a rien eu, sinon que les danseurs ne comprennaient pas le sens de ce qu'ils faisaient.

Ne reste alors que le premier et le dernier point de ma définition: L'Art: Une technique esthétique. Et vous pouvez le voir de plus en plus. Telle série est inspirée de celle-là, tel groupe est un héritier de cet artiste-là, etc.

Où sont les Guernicas? L'oeuvre unique et expressive, mais égalemment technique et esthétique, où sont les expressionistes allemands, les premiers classiques, les Kafka, les Camus, les Kubrick, etc. ? Ceux qui jonglaient si bien avec le fond et la forme?

Il y en a, il y en a.

Mais ils sont durs à trouver, tellement durs... Il faut s'investir, creuser les fonds de tirroir, voir dans les plus bas fonds artistiques, les sans financements, les paria... Règle générale du moins: certains sont mainstreams, à vous de les trouver!

PS: Je dois créer pour un cours d'Art un petit cabinet de curiosités, je vous en reparlerai, pour moi ce sera un peu l'Art, si j'avais la technique et le sens de l'esthétique. Rien que de penser à ce que j'y mettrai, je fabule!!

17 novembre 2006

Kinda weird text

Survis vie vitriolique, liqueur querelleuse, l'oesophage âgé, gémissant sans sentir, tire irréellement mensonges songés générant rancies syllabes aberrantes, antagoniste historique ricoche, hochet cher, air hermétique, tique iconoclaste astrologue, augmentant tentations honteusement, mendiante enterrant renseignements mentaux, tautologie girouette, éthylique. Liquéfie, finalement, mensonges, songe, je jette tes testaments menteurs.

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Avez-vous compris de quoi il s'agissait? Un exercice de style structuré d'une étrange façon, un peu comme un poème, mais en beaucoup plus compliqué. Ça ne parait pas mais ça prend un temps fou! Je paris qu'en plus, ça a déjà été fait... tant pis!

Et avez-vous compris sur quoi cela portait? Ah, je pense souvent aux mêmes choses et je me désole moi-même.

16 novembre 2006

Effrayé?

Mon avant-dernier message (celui datant du 14 novembre) vous a-t-il appeuré? Vous a-t-il glacé le sang? Térrorisé? Affolé? Paniqué? Effrayé? Donné la chair de poule?

Peut-être... Je n'ai aucune idée de s'il était vraiment fastidieux ou si ce n'était qu'une idée que je me faisais. Toujours est-il qu'il m'a pris du temps et, qu'à mesure que j'écrivais ces quelques lignes, je sentais se déverser de moi un poids étrange, comme si mon esprit quémandait de se défaire de mots compliqués et de néologismes encore jamais exprimés pour les étaler. Pour que moi, G..., les étale dans une structure déjà très bien établie, où seuls des mots étranges se substituaient à ceux plus communs, dans le seul et unique but d'étaler un pan de la culture de l'auteur.

Ce qui me fait penser à cette structure... Pourquoi ainsi? La culture bien sûr... Au fil du temps, on a décidé que tel mot placé ici serait mieux que là. De là, ceux qui étaient près de l'Église l'imposait aux moines qui l'imposait aux prêtres etc.

Mais pourquoi ne s'y attaque-t-on jamais à la structure de tout cela? De tous ces rebelles des mots, de tous ces êtres qui ont voulu transcender la simple significiance des mots, pourquoi les écrivains n'ont-ils pas, à ma connaissance, voulu réinventer l'essence-même de la forme? Ce serait tellement excitant à lire, à voir faire, à couler sous les yeux comme un chaotique torrent qui dévale pour la première fois une pente verdoyante, sans savoir où exactement il ira se déverser, mais surtout sans savoir comment.

Si vous aimez écrire et que vous lisez ces lignes, je vous en prie, tentez! Cela doit être si beau de sortir ainsi de ce cadre qui nous est maintenant invisible! Sinon, je m'en chargerai moi-même, mais ce sera à vos risques et périls, chers meilleurs écrivains que moi!

15 novembre 2006

Petit clip provenant de Supernatural

C'est sombre, comme concept ça a déjà été vu des dizaines de fois, c'est presque kitsch... mais j'ai difficilement pu résister, surtout avec la chanson qui joue en même temps: Don't Fear The Reaper de Blue Öyster Cult, que j'aime bien.



Here
you
go



Si vous ne connaissez pas, c'est une série de Science Fiction américaine (et un peu d'épouvante je crois, mais je suis pas certain) sur deux frères qui vont d'endroit en endroit, à la recherche d'esprits et autres qui chassent les bonnes gens,
tout en cherchant leur père disparu.

Assez classique dans le genre, mais j'ai un faible pour la réalisation, toujours dans les mêmes teintes ternes, avec un bon dynamisme sans enlever de l'humanité aux personnages.

(Note: Parlant de teintes, à quand une série mature qui reste autant dans des teintes flamboyantes que dans certaines séries elles sont ternes? Ça doit être très intéressant à voir...)

(Ci-dessus, la Mort)

14 novembre 2006

Discours de haute voltige de vocabulaire masturbatoire... Mais y a quand même un message

Déchiffrez et appréciez (ou pas, je vous laisse votre liberté): c'est ce que je produis dans mes cours les plus endormants!

Aux hirondelles atterrés et aux mammouths collants


Les viscères alourdis des néo-hollistes médiatistes prient à être crevés par la main vive et vindicative du prolétariat ressuscité pour qu'enfin cesse la tyrannie mortificatrice du médium cubiste entertainer. Nous devons virevolter au-dessus des mastodontes informatifs rampant dans le collant goudron commanditaire pour venir parasiter les faces claires de ces étranges animaux afin de créer notre sheleyenne vois immaculée de la noirceur industrielle, pure car javellisée des contraintes traqueuses des contrats castrateurs.

Mastodontes aux élancées appendices lobotomistes, sécatez ces vignes surdéveloppées des vaisseaux des âmes; leur poison a déjà bien trop engourdi les essences.

Redevenez le médium, le messager, le pigeonnier de ces voyageurs réflecteurs de par le monde.

Sinon, priez la miséricorde salvatrice, car nous étamperons vos édifices sous la force de notre fiel cumulé!

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Spécial, non?

13 novembre 2006

Et si...

Voici un petit poème improvisé, qui reflète assez bien ce que je vois à travers l'idéalisme. C'est un peu boiteux, mais j'espère que vous apprécierez tout de même, ne serait-ce que pour le fond.

Si tous les humains étaient égaux, de fait et de droit,
Si tous les humains étaient libres, de fait et de droit,

Si tous les peuples étaient eux-mêmes et bénis,
Si tous les peuples étaient unis, en harmonie,

Si tout ce que j'ai, mon voisin l'a,
Si tout ce que mon voisin veut faire, il le fait,

Si je ne vois pas vers quoi mon avenir va,
Si je ne vois pas de quoi mon avenir sera fait,

Si, dans tous les cas, l'on fait confiance à l'homme,
S'il faut oublier les malheurs depuis Rome,

Je préfère encore m'abstenir, faiblement sourire.
Je serai mélancolique, mais je pourrais encore écrire:

Idéalistes, je vous aime, vos beaux rêves, je les caresse,
Mais n'oubliez surtout pas ce qu'ils disaient à la messe:

"Mes fils, mes filles: l'enfer est pavé de bonnes intentions"
Alors cherchez le juste milieu de toutes les raisons,

Ce que nous construisons, nous le faisons ensembles, c'est obligé,
Alors il faudra cultiver toutes ces différences pour évoluer.

07 novembre 2006

Interlude musical amusical

Je vous propose ici les paroles d'une chanson, qui, mixée à un ensemble d'évènements il y a de cela environ six mois, m'ont changé. De soumis, je suis passé à plus déterminé que je ne l'étais, de réduit à un simple élément, je me suis singularisé. C'était la première étape. La seconde est, je l'espère, en train de se dérouler.

Et je garde en tête ces paroles, les réécoute, version originale ou live ( toutes magnifiques), les vois sublimées dans mon esprit à mesure que je me convainct à aller vers l'avant, lorsque, comme ce que décrit Michael Stipe, chanteur de REM, dans leur album Up, avec

Walk Unafraid, R.E.M.


As the sun comes up, as the moon goes down
These heavy notions creep around

It makes me think, long ago
I was brought into this life a little lamb
A little lamb

Courageous, stumbling
Fearless was my middle name.

But somewhere there I lost my way

Everyone walks the same
Expecting me to step
The narrow path they've laid
They claim to

Walk unafraid
I'll be clumsy instead
Hold my love or leave me high.


Say "keep within the boundaries if you want to play."
Say "contradiction only makes it harder."

How can I be
What I want To be?

When all I want to do is strip away
These stilled constraints

And crush this charade
Shred this sad masquerade

I don't need no persuading
I'll trip, fall, pick myself up and

Walk unafraid
I'll be clumsy instead
Hold my love or leave me high.


If I have a bag of rocks to carry as I go
I just want to hold my head up high

I don't care what I have to step over
I'm prepared to look you in the eye

Look me in the eye

And if you see familiarity
Then celebrate the contradiction
Help me when I fall to

Walk unafraid
I'll be clumsy instead
Hold my love or leave me high.

Walk unafraid
I'll be clumsy instead
Hold my love or leave me high.

06 novembre 2006

De la méconnaissance de ce qui nous entoure

L'être humain me fait chier. Autant je peux voir de magnifiques choses qu'il peut accomplir, autant certaines fois il me révolte. L'être humain me fait chier car l'amour irationnel que je devrais lui porter en tant qu'héritier est sans cesse remis en question par ma haine rationelle.

Pourquoi particulièrement maintenant? Eh bien, c'est assez simple.

Aujourd'hui, j'étais dans un laboratoire informatique, avec une amie, en train de travailler sur un rapport de laboratoire, lorsque, à côté de nous, j'entends une conversation, un gars et une fille, palabrant d'un texte à faire en Anglais, apparamment. Ce texte, de ce que j'en ai compris, devait comparer les arguments pours et contre la séparation du Québec. Jusque là, aucun problème, sinon que leur prof d'Anglais va peut-être un peu au-dlà de son mandat... Enfin...

Donc, comme je le disais, ils parlent de leur texte, la fille demandant de l'aide à l'autre, disant qu'elle n'arrive tout simplement pas à imaginer ne serait-ce qu'un seul argument contre la séparation du Québec.

Écoutez. Je suis, pour l'instant, pour la souveraineté du Québec, mais ceci était un véritable, gros, énorme, magnifique et atroce cas d'ignorance. Comment la démocratie peut-elle fonctionner si des individus avec plus de scolarité que la plupart des électeurs ait si peu de jugement? S'ils n'arrivent pas, pas à peser le pour et le contre mais simplement à trouver un pour et un contre, et se contentent de ce que leurs parents leur ont dit sans nuances (car ici il ne peut y avoir que du dogmatique parental), on arrive à une déchéance des pouvoirs extrêmement facile.

Et vous savez ce que l'autre a répondu (je le connais en plus, argh...)? Un argument totalement hors-propos, énorme, faux, imbécile... Je ne vous dirai pas quoi, mais j'ai poussé intérieurement un gémissement de douleur à l'entendre.

Alors, que penser de l'Humain, de l'HUMANITÉ? Devrait-on garder espoir? Devrait-on se dire que ce n'est qu'un cas isolé?

Eh bien, je me console en en regardant d'autres. Un déni est plus souvent qu'autrement pour notre propre bien, non?

PS: Notez: voici mon premier message qui ne parle pas de moi, à noter dans vos agendas.

Investissement personnel en capital humain

48 heures durant, de vendredi à dimanche après-midi, j'ai été au Forum International Science et Société 2006. Explicite? On parle de Science, de Société, et...? J'y ai passé un des meilleurs moments de ma vie.

Je vous donne le concept: Prennez 250 étudiants de Cégep (max 12 par école) venant de partout dans la province, une vingtaine de professeurs (docteurs) d'universités québécoises, françaises et belges, brassez-en les idées tel un bon martini, c'est-à-dire avec du bon alcool, pour que s'entrechoquent les concepts et les épaules, pour ainsi créer une symbiose des plus délicieuse.

Alors, au programme, des professeurs d'agronomie, d'écologie, d'économie, d'océanographie, de médecine et d'urbanisme et deux ateliers à voir, ici économie (splendide) et urbanisme (loin de montrer les enjeux qui allaient venir avec le temps dans le domaine, dommage). Ça m'a beaucoup éclairé et ça m'a aidé, m'a donné une certitude.

Il faut agir. S'impliquer. Presque n'importe comment. Demain, je vais aller voir des gens pour connaître tous les comités de mon établissement scolaire et m'inscrire à plusieurs d'entre eux, même si leurs messages sont complètement contraires. Comité anarchiste? communiste? des entrepreneurs? N'importe quoi, mais ce qui compte d'abord c'est l'incidence, l'action et les paroles, les deux. Si clubs politiques il y a, ce sera en priorité, des clubs rivaux encore mieux, ça me donnera tous les côtés de la médaille.

Lorsque j'ai dit à un groupe de connaissances et d'amis ce que je voulais faire, brièvement, un homme a dit "C'est vrai que ça fait bien dans un CV d'étudiant", j'aurais voulu l'étripper, mais j'avais rien de pas assez contondant dans l'espace avoisinnant pour le faire assez souffrir en le faisant. (Joke, en fait j'aime bien le gars, idées similaires, intelligent, à peu près sur la même longueur d'ondelorsque je suis dans mon état normal)

Car j'en ai assez de rester dans mon coin, vraiment. J'ai vu du monde ce week-end, j'ai parlé des heures et des heures avec des gens jamais vu auparavant et, même si mes espoirs me disent le contraire, que je reverrai probablement jamais. Parlé de famille, de socio, de psycho, de philosophie des maths, de danse, d'amour, de politique, d'écologie, etc., etc., etc.

Alors, ce soir, en entrecoupant mes devoirs à faire d'écriture sur ce blog, j'entrecoupe du même coup mon esprit d'un R, R pour REMEMBER, pour que je me souvienne et que je n'oublie pas ce qui s'est passé là-bas et ce que j'ai décidé à ce moment-là.

03 novembre 2006

Ah, tiens, ce serait peut-être bien...

Voilà une dizaine d’heure que cette page est en ligne et je me suis dit qu’une véritable présentation pourrait être de mise dans les circonstances.

Vous avez probablement pu déduire que j’étais de sexe masculin, d’au moins 18 ans.

Vous avez également pu deviner que j’étais étudiant parce que j’ai des cours, pas à l’université parce que j’ai des matières sans rapport entre elles (biologie, sociologie et physique), mais vu que j’ai au moins 18 ans, vous devez vous dire que j’ai probablement redoubler au moins une année. Mais non! J’ai exactement 18 ans, 4 mois , e suis dans un programme dit « intégrateur », me permettant d’aller à peu près n’importe où ensuite. Horreur sans nom au niveau des travaux, mais pourquoi l’avoir pris? Eh bien cher(s) lecteur(s), d’abord car incertain de tout, et d’abord et avant tout de mon avenir, j’ai décidé de repousser encore et toujours l’inévitable du choix fatidique qui, selon moi, fataliste et illusionné comme je suis, me dictera tout mon parcours professionnel à venir.

Mais je dérive.

J’ai le nom d’un ange, le nom d’un homme et le nom d’un peuple. Nom composé donc.

J’ai des lunettes, d’épais cheveux bruns pointés d’une unique mèche blonde que j’ai découverte à mes 7 ans, des yeux marron foncés

Je suis « politiquement de centre », en cela que beaucoup d’éléments modérés de la gauche, de la droite, de l’anarchisme et du totalitarisme me font de l’œil, la meilleure façon de me décrire est donc de dire que je suis au centre, comme ça personne ne peut vraiment me détester et je peux frapper sur quiconque sans pour autant que mon adversaire tombe dans la facilité en me traitant de fanatique, ou encore mieux, de nazi.

Je suis né et ai vécu plus de 99% de ma vie au Québec, dans un triangle entre Montréal, Québec et Sherbrooke, je vis présentement entre ce premier et ce dernier, selon la période de l’année.

J’aime Stanley Kubrick. Ses films au moins. Lui, je ne l’ai jamais rencontré et, étrangement, je doute de pouvoir le faire un jour. Même chose pour Camus, Kafka, et beaucoup d’autres auxquels je ne pense par sur le coup.

Si vous avez d’autres questions, réclamations ou *ajouter synonyme, si possible absurde*, faites-m’en part, je serai heureux de vous en faire part. Bien sûr, je serai automatiquement heureux pour vous si j’étais hypocrite, chose que vous devrez découvrir suivant la vie de ce blog.

Je suis heureux.

Let's start this mess

Bon, j'écris ici car j'ai du mal à garder ma concentration, j'écris ici car mes idées vont et viennent mais ne restent que difficilement, tant et si bien que ce devoir de Biologie traine depuis 5 heures à côté de moi avec des tas d'autres sans que j'aie réussi à vraiment le finir. J'écris ici car depuis deux jours j'ai l'idée de réécrire dans un blog (j'ai eu une courte expérience il y a environ un an avec un groupe d'amis; aventure éphémère). J'écris ici car ma tête bourdonne et que je dois trouver, d'une façon ou d'une autre, d'évacuer ce trop-plein d'idées.

Si vous commencez à me lire assidument, vous vous rendrez d'ailleurs rapidement compte de mon déficit d'attention, un handicap amusant et navrant mais que j'accepte avec un pathétisme serein.

Car me voilà, tendant les doigts sur la centaine de touches de ce clavier jauni par l'usure, vous narrant tout et n'importe quoi. Je crois que j'arriverai bien à vous sortir quelque chose d'intelligent, oui, mais il faudra être patient, comme moi ne le suis pas. Avoir un blog c'est un peu, même beaucoup, suivre la masse de moutons aimant tant se masturber intellectuellement devant leurs propres écrits, par ennui et/ou par exhibitionnisme de leurs pensées et/ou simplement parce qu'ils veulent dire n'importe quoi mais oublient que la blogosphère (quel horrible néologisme) est vivante, accessible à tous et qu'ils révèlent donc aux plus parfaits inconnus tout ce qui passe par leur tête vidée de leur essence par tout ce qui les entoure.

But what the heck is this thing?

Quoiqu'il en soit, vous voulez savoir de quoi parlera ce blog? Faisons une liste, si vous le voulez bien, cher compagnon, camarade, etc. :

-De Moi
-De Moi
-De Moi
-De Moi
-Et accessoirement de philosophie, de science, de politique, de linguistique (oui oui; d'ailleurs, rappellez-le-moi si je l'oublie), de média (sans "s" par puritanisme: un médium des média), d'internet, d'art (trois lettres pour dire tant de choses: musique, peinture, sculpture, architecture, littérature, danse, théâtre, cinéma, tant de bonnes choses qui, je le sens, vous font saliver!), de sociologie, de psychologie, de biologie, et tout et n'importe quelle idée qui me viendra en tête, selon mon bon vouloir.

Sur ce, je vous laisse, ma fin de semaine sera complètement occupée et je dois lire une pièce de théâtre, lire deux textes de sociologie, finir une biographie, préparer un laboratoire de biologie, finir un laboratoire de physique et étudier pour un examen de biologie (je crois n'avoir rien omis, mais plusieurs choses pourraient se rajouter) et le tout pour vendredi, lundi, mardi et mercredi (et n'oubliez pas: mon week-end est complet). Souhaitez-moi donc du bon temps, et à la prochaine!