El laberinto del fauno
J'ai vu il y a quelques semaines un film au cinéma, son titre original est celui de cet article, celui en français est "Le Labyrinthe de Pan" et celui en anglais "Pan's Labyrinth".
Pourquoi vous en parler seulement maintenant? C'est que je viens tout juste de m'en rendre compte: ce que j'ai vu de ce film, ce que j'y ai admiré (car c'est probablement, en mon sens, un des meilleurs films sortis depuis des années) est ce que j'attendais il y a quelques temps des films de Tim Burton, qui n'a jamais, selon moi, assez osé dans ses productions pour être réellement intéressant comme réalisateur.
Car dans le labyrinthe, on y trouve de tout. Perdus comme une jeune fille, orpheline de père, dans une Espagne franquiste à peine sortie de la guerre civile, parallèlement à D-Day, qui se retrouve avec un beau-père cruel, froid et officier franquiste. Se perdant dans ses contes, la jeune fille veut sortir de ces horreurs, de la maladie de sa mère enceinte, de la réalité qui s'abbat cruellement sur elle à mesure qu'elle voit la cruauté autour d'elle. Son souhait se réalise alors grâce à une créature mythique: un faune, lui disant ce que toute petite fille rêve d'entendre... Jeune fille amatrices de contes de fée devenues grandes, vous devinez de quoi je parle n'est-ce pas?
C'est donc à travers le mix étrange, mais divin, d'horreur et de merveilleux, que je crois avoir vu l'apogée du film "gothique". Pas comme un gentil "Corpse Bride" ou "Nightmare Before Christmas", mais sanguinolant comme peut l'être un film avec une guerre en trame de fond.
Un conte de fées pour treize ans et plus, et pour cause.
Sautez-y, j'ai adoré.
9.5/10
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