07 janvier 2007

La marche dans le désert,

Un Désert vivant, un vide plein, un ennui nomade, un grain de sable savoureux.

L'homme avance et goutte le sable du bout des doigts. Le sable d'une plage, il le voudrait, mais l'Oasis n'y est pas. Il s'attarde puis continue son avancée, plonge à nouveau ses mains dans le sable et en extirpe des millions de grains qu'il glisse doucement dans son oesophage et le long de sa gorge. Du vin, du poulet, du chocolat... Il les imagine et les aime.

Il garde les yeux baissés, apperçoit parfois des formes familières dans les chemins qu'a pris le sable sous le vent, plonge vers elle en les défaisant. Et il répète toujours, n'arrivant pas à se contenter de regarder sans détruire.

Il voudrait que tout soit là. Il les sait de l'autre côté, il les sait au boût de la traversée, mais il préfère s'attarder sur ses mirages imaginaires.

Si seulement il levait les yeux.

Si seulement il voyait qu'il fait partie de la Caravane. Mais aucun ne lève les yeux, aucun ne se rend compte de ce qu'il y a autour d'eux.

Un Désert vivant, un vide plein, un ennui nomade, un grain de sable savoureux.

Tous seuls ensembles.

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