26 mars 2007

Le peuple a parlé

Le peuple a parlé, et même si on a du mal à y croire, ce qui était il y a 4 ans le parti le plus important est maintenant un tiers parti. Celui qui annonçait un pays du Québec est maintenant un tiers parti.

Une étrangeté est l'opposition officielle.

Le gouvernement a perdu sa tête.

Vous savez... j'aurais voulu que Dumont gagne. Cette volonté de changement qu'il demandait, elle aurait été encadrée par les deux autres partis, il aurait dû s'y plier et ne rien faire de trop imbécile dans les changements qu'il préconisait. Ça aurait été pour le bien du Québec. Mais les Libéraux ne proposeront rien ou presque.
Aussi, avec l'ADQ au pouvoir, son... hum... manque d'expérience aurait été pleinement manifeste, pour notre plus grand plaisir.


Enfin...

Toute l'accumulation de stress de ce dernier mois m'est venue à la tête; j'ai une horrible migraine.

J'en ai assez, je veux dormir. Sans m'arrêter. Mais mon souhait ne se réalisera pas.

Bonne nuit.

Mais avant: les Simpsons.

25 mars 2007

, hier j'ai...

entrevu, rien que 3 secondes, rien qu'une coupe de cheveux sous-monté d'un visage inconnu. Juste assez pour que je souvienne, car...

senti mon corps chavirer, mon coeur venir au bout de mes lèvres, mon estmac se retourner pour vomir sur le muscle amoureux et meurtri seulement par le souvenir. Car...

voulu oublier. L'oublier. Oublier son visage, son sourire, sa voix, son parfum. Oublier car cela me serrait le coeur jusqu'à l'implosion, car...

tout retenu, souffert encore une fois de cet affreux sentiment de vide qui semble aspirer mes trippes dans un wormhole parce que je ne me trouverai jamais assez bien pour quelqu'un comme elle alors que j'ai l'horrible impression que je comparerai n'importe quelle relation dans le futur à elle alors que je n'ai jamais réussi, même après y avoir pensé de toutes mes forces pour enfin lui enlever ce visage divinisé, lui trouver un seul défaut.

Car hier, j'ai aimé.

22 mars 2007

L'absurde discours

Il va souffrir s’il fait ça
Peu m’importe.
Il va se tuer s’il fait ça
Peu j’insupporte.

Être supposément responsabilisé,
Dans situations multiversifiées
Pourtant incapable de raison
Ce qui part, une imperfection

Je ne perdrai pas mon temps à aider un incapable
J’ai tellement mieux à faire,
Car je n’ai rien à faire.

-

Je suis mon emploi.
Je suis mon chiffre d’affaire.
Je suis mes meubles.

Si j’en donne aux autres, je perds ce que je suis.

Car je suis un emploi.
Car je suis un chiffre d’affaire.
Car je suis un meuble.

Mais avant tout je ne suis pas un autre

-

S’il crie, s’il pleure, s’il agonise, je ne battrai pas un cil

Fut-il enfant, fut-il père, fut-il roi, agir serait futile

M’horrifie l’ignare, m’horrifie le paresseux, m’horrifie l’inutile, heureux de ce que la mort y fit.

-

C’est smithien de le laisser faire.
C’est nietzschéen.
C’est darwinien.
C’est cartésien.
Intelligent, l’on laisse faire
Ce n’est pas de ma faute, s’il ne comprend pas
Que ce sont les grands penseurs qui l’ont fait pour moi

-

Et de toute façon, il y a tellement plus à plaindre.
Il n’est pas concentré, un travailleur libre, un homme de droit
Moi je l’ai été, le suis, le serai, dans l’éternité

13 mars 2007

Foule sentimentale

Aujourd'hui, subitement me sont venus les mots d'Alain Souchon, peut-être à cause du débat entre les candidats

On a parfois envie de se sortir de tout cela, de s'extraire du matérialisme, de sombrer dans l'idéalisme pour être heureux, tout simplement, voir la vie en rose. On retombera dans le pragmatisme, le terre-à-terre, le désillusionnement, ou, pour résumer, la vérité, bien trop rapidement.

Si vous avez la chanson, mettez-la, sinon allez la chercher d'une façon ou d'une autre... Et laissez-vous emporter, rien qu'un instant, dans le flot d'une foule d'hyppies...

Oh la la la vie en rose
Le rose qu'on nous propose
D'avoir les quantités d'choses
Qui donnent envie d'autre chose
Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c'est d'avoir
De l'avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires car

Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle

Il se dégage
De ces cartons d'emballage
Des gens lavés, hors d'usage
Et tristes et sans aucun avantage
On nous inflige
Des désirs qui nous affligent
On nous prend faut pas déconner dès qu'on est né
Pour des cons alors qu'on est
Des

Foules sentimentales
Avec soif d'idéal
Attirées par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle

On nous Claudia Schieffer
On nous Paul-Loup Sulitzer
Oh le mal qu'on peut nous faire
Et qui ravagea la moukère
Du ciel dévale
Un désir qui nous emballe
Pour demain nos enfants pâles
Un mieux, un rêve, un cheval

Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle

04 mars 2007

El laberinto del fauno

J'ai vu il y a quelques semaines un film au cinéma, son titre original est celui de cet article, celui en français est "Le Labyrinthe de Pan" et celui en anglais "Pan's Labyrinth".

Pourquoi vous en parler seulement maintenant? C'est que je viens tout juste de m'en rendre compte: ce que j'ai vu de ce film, ce que j'y ai admiré (car c'est probablement, en mon sens, un des meilleurs films sortis depuis des années) est ce que j'attendais il y a quelques temps des films de Tim Burton, qui n'a jamais, selon moi, assez osé dans ses productions pour être réellement intéressant comme réalisateur.

Car dans le labyrinthe, on y trouve de tout. Perdus comme une jeune fille, orpheline de père, dans une Espagne franquiste à peine sortie de la guerre civile, parallèlement à D-Day, qui se retrouve avec un beau-père cruel, froid et officier franquiste. Se perdant dans ses contes, la jeune fille veut sortir de ces horreurs, de la maladie de sa mère enceinte, de la réalité qui s'abbat cruellement sur elle à mesure qu'elle voit la cruauté autour d'elle. Son souhait se réalise alors grâce à une créature mythique: un faune, lui disant ce que toute petite fille rêve d'entendre... Jeune fille amatrices de contes de fée devenues grandes, vous devinez de quoi je parle n'est-ce pas?

C'est donc à travers le mix étrange, mais divin, d'horreur et de merveilleux, que je crois avoir vu l'apogée du film "gothique". Pas comme un gentil "Corpse Bride" ou "Nightmare Before Christmas", mais sanguinolant comme peut l'être un film avec une guerre en trame de fond.

Un conte de fées pour treize ans et plus, et pour cause.

Sautez-y, j'ai adoré.

9.5/10